Cameroun: Recrutement spécial des 25 000 – Des salaires à régulariser


Le ministre de la Fonction publique, Joseph LE a rencontré le collectif de ces jeunes recrues sans rémunération jeudi, 28 novembre 2019 à Yaoundé.

Soulagés, confiants et ragaillardis. Les membres du Collectif des 25 000 jeunes diplômés ne disposant pas d’actes de recrutement encore moins de prise en charge salariale étaient optimistes au sortir de leur rencontre avec le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph LE, jeudi, 29 novembre 2019 à Yaoundé. Conduits par leur présidente, Francine Ekoumou, assistante des affaires sociales au Commissariat de police du 6e arrondissement à Etoudi, les membres de ce collectif ont déballé tout ce qu’ils avaient dans leurs coeurs. Ils ont travaillé pendant près de neuf ans pour la plupart, sans percevoir de salaire, encore moins leurs actes de recrutement. Une situation qui les a conduits à vivre dans la misère et la précarité. « Notre rencontre s’est bien passée et le ministre nous a rassurés de ce que notre situation va être réglée en donnant des instructions fermes à ses collaborateurs. Des commissions ont été mises sur pied pour résoudre nos problèmes. Nous sommes contents des décisions qu’il a prises et nous lui disons merci », a expliqué Francine Ekoumou. Ce sentiment de joie contagieux est partagé par les autres membres.

Pour le ministre Joseph LE, arrivé à la tête de ce département ministériel il y a 20 mois, il est incompréhensible que huit ans après le lancement de ce recrutement dans la Fonction publique et cinq ans après sa clôture officielle, de pareils cas puissent encore exister. « Il est dommage et inadmissible que votre situation n’ait toujours pas été régularisée et que vous ayez à vivre dans la précarité parce qu’étant inconnus du fichier solde de l’Etat alors que vous êtes bel et bien en service dans diverses administrations », s’est indigné le Minfopra. C’est dans cette logique qu’après avoir examiné les doléances, le ministre a instruit à ses collaborateurs de proposer des solutions adéquates et pérennes. Ceci, afin que cette situation cesse de faire couler beaucoup d’encre et de larmes.

Ainsi, le ministre Joseph LE a-t-il demandé que dans 48 heures, lui soit transmis le rapport relatif à ce recrutement, élément clé devant lui permettre de donner des instructions afin que ces dossiers ne souffrent d’aucune ambiguïté. « Après validation dudit rapport, le directeur de la gestion des carrières disposera de 15 jours pour traiter ces dossiers afin que vous puissiez rapidement bénéficier de vos droits », a conclu le Minfopra. Au terme de cette séance de travail, les membres du collectif ont été félicités par le ministre dans la mesure où ils réclamé leurs droits en faisant preuve de civisme et de responsabilité dans le respect des institutions de la République.



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