La preuve par l’image de bombardements russes sur des civils en Syrie



Selon une enquête au format vidéo publiée par le New York Times, un pilote russe a déclenché la frappe aérienne qui a tué 19 civils dans une ville du nord-ouest de la Syrie le 16 août dernier.

Durant quatre ans, la Russie “a nié la participation de ses forces aériennes à certaines des attaques les plus sanglantes visant des civils en Syrie”, indique le New York Times.

Mais le quotidien américain a mené une enquête s’intéressant au bombardement, le 16 août 2019, d’un camp abritant des familles syriennes déplacées qui démontre le contraire. Dix-neuf personnes, dont quatre familles, avaient été tuées lors de cette attaque.

Le résultat de cette enquête est à découvrir dans cette vidéo en anglais :

La rédaction du New York Times a commencé par authentifier et analyser une photo prise le 16 août dans la ville de Hass, dans le nord-ouest de la Syrie, sur laquelle on aperçoit un nuage de fumée au-dessus d’immeubles.

Message du pilote : “Envoyé”

Le quotidien a recoupé les métadonnées de la photo avec les informations tirées de relevés de vols effectués par un réseau d’observateurs en Syrie et d’enregistrements codés de pilotes russes et syriens auxquels il a eu accès.

Pour le New York Times, les éléments recueillis montrent clairement que la Russie est responsable de la frappe aérienne qui a tué des civils syriens :

Le 16 août, à 19 h 12, les observateurs ont repéré un avion russe volant près de Hass. Et un peu moins de cinq minutes plus tard, sur les enregistrements de cockpit, un pilote répondant au nom de code ‘4-64’ a confirmé une attaque aérienne en disant ‘Envoyé’.”

Source

Avec 1 400 journalistes, 35 bureaux à l’étranger et 127 prix Pulitzer et plus d’un million d’abonnés, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute

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