Afrique: Énergie électrique – Lancement d’une opération anti-fraude


La société Énergie électrique du Congo (E²C) connaît des difficultés liées à la distribution et sa perte mensuelle est chiffrée à environ deux milliards francs CFA. Elle projette de lancer, dès le 10 décembre, des contrôles dans les quartiers puis d’installer de nouveaux compteurs plus performants.

Le directeur général adjoint de l’entreprise publique, Adou Danga, était face à la presse le 4 décembre pour présenter ses nouvelles réformes. L’opération de contrôle débutera dans la ville capitale et Pointe-Noire, avant de s’étendre dans les autres villes du pays, dont Dolisie, Ouesso, Owando, Sibiti.

D’après Adou Danga, cette enquête vise à régler les problèmes que l’entreprise rencontre sur le plan technique et commercial, notamment la maîtrise des points de consommation, la mise à jour de la carte commerciale, la maîtrise des pertes non techniques ainsi que la fiabilisation du chiffre d’affaires facturé et encaissé.

En outre, le contrôle va aussi améliorer les recettes de la société et sa gouvernance. « Cela permettra au gouvernement, à l’entreprise et aux partenaires au développement, d’avoir les statistiques fiables du taux d’accès à l’électricité au Congo. D’où la nécessité d’un accompagnement par un cabinet de renommée internationale qui est Véritas Congo, structure de contrôle, d’évaluation et de validation des résultats », a indiqué le directeur général par intérim.

Suppression des factures forfaitaires et de la gratuité pour les zones rouges…

Pour Adou Danga, la situation actuelle ne permet pas à la société d’État ni de tourner ni d’améliorer la desserte nationale en électricité, encore moins d’acheter de nouveaux transformateurs et câbles électriques. « L’idéal avec cette opération, c’est que tout le monde doit payer les factures. Il faut que chacun paye sa facture pour qu’il y ait amélioration de la qualité des services », a estimé l’intervenant.

Il a ajouté qu’au cours de l’identification des consommateurs, l’opérateur va installer des compteurs chez ceux qui bénéficient jusqu’alors des forfaits. Quant aux quartiers dévastés par le drame du 4 mars 2012, appelés « zones rouges », Adou Danga a indiqué que les résidents vont désormais recevoir des factures.

Créée en juillet 2018 sur les cendres de l’ancienne Société nationale d’électricité, la société E²C peine améliorer la fourniture en électricité. Le niveau de ses pertes globales en distribution au premier trimestre de cette année a atteint 47%, contre 20% de moyenne admise pour les sociétés africaines d’électricité, soit un manque à gagner d’environ 2,8 milliards francs CFA par mois.

D’après le patron de l’E²C, ces pertes sont dues au nombre très élevé de consommateurs d’électricité raccordés frauduleusement à leur réseau et non connu du fichier clientèle ; aux factures forfaitaires et à une mauvaise localisation de la clientèle dans les quartiers.



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