Italie : la croissance stagne toujours



Les prévisions de croissance du PIB italien publiées mercredi par l’Institut national des statistiques, proches de celles, très pessimistes, dessinées le mois dernier par la Commission européenne, confirment le ralentissement continu de l’activité dans la Péninsule au cours des deux dernières années.

La croissance atteindra finalement 0,2 % cette année, estime Istat, après +0,8 % en 2018 et + 1,7 % en 2017, faisant de l’Italie la lanterne rouge en termes de taux de croissance de la zone euro et de l’Union européenne toute entière. Un léger mieux est toutefois prévu pour 2020, avec un petit +0,6 %. 
La Commission européenne a prévu

de son côté +0,1 % pour 2019, et +0,4 % l’année prochaine.

En cause, des facteurs désormais traditionnels comme le ralentissement économique en Europe, les tensions commerciales entre les Etats-Unis, la Chine, et l’Union européenne, et la prudence des entreprises -inquiètes- qui investissent moins. La hausse extrêmement modeste est en fait essentiellement portée par la demande intérieure, précise Istat.

Ces prévisions ne modifient en rien les 
engagements budgétaires de Rome vis-à-vis de Bruxelles

, puisque le gouvernement de coalition italien (M5S antisystème et Parti démocrate de centre gauche) a basé son budget 2020 sur une hausse du PIB de 0,1 % cette année et de 0,6 % en 2020.

Embellie sur l’emploi

Une petite embellie émerge toutefois des prévisions d’Istat, avec une légère amélioration de la situation de l’emploi. Pour la première fois en sept ans, le taux de chômage de la troisième économie de la zone euro était passé sous le seuil symbolique des 10 % en juin dernier, à 9,8 %, et il oscille depuis sous ce niveau (9,7 % en septembre, selon le dernier chiffre disponible), souligne Istat. Après 11,2 % en 2017 et 10,6 % en 2018, il devrait atteindre 10 % cette année, avant de descendre à 9,9 % l’année prochaine, estime l’institut.

Il reste toutefois encore largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (7,5 %), notamment chez les jeunes de 15-24 ans, catégorie pour laquelle il s’élevait en septembre à 27,8 %, contre 15,6 % dans la zone euro.

Avec AFP



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