Burkina Faso: Promotion de la culture et du tourisme – Le public et le privé accordent leurs violons


Le ministre en charge de la culture et du tourisme, Abdoul Karim Sango : «Chaque acteur doit, dans une synergie d’actions, jouer sa partition pour le developpement du secteur».

L’administration publique et les acteurs privés des secteurs de la culture et du tourisme, se sont concertés, les 28 et 29 novembre 2019, à Koudougou, dans le but de travailler en tandem pour le rayonnement du département.

Les acteurs étatiques et privés des secteurs de la culture et du tourisme souhaitent contribuer au développement local, en accordant leurs violons.

A Koudougou, les deux parties se sont rencontrées, les 28 et 29 novembre 2019, en vue d’identifier les «vrais problèmes» du secteur et d’y apporter, à l’unisson, les solutions idoines.

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a souligné l’importance des industries culturelles et touristiques, des secteurs à forte capacité de création d’emplois et de richesses. Mais «ils sont victimes de deux facteurs qui limitent leur capacité.

Il s’agit de l’insécurité et de l’inorganisation des acteurs», a soutenu M. Sango. Pour relever ces défis dans l’efficacité, le ministre a recommandé une synergie d’actions dans laquelle chaque acteur connaît et joue convenablement sa partition.

A cet effet, il s’agit d’abord de définir clairement les rôles des uns et des autres. Il n’est pas question de les réinviter, parce que la loi a déjà pris le soin de le faire, a déclaré Abdoul Karim Sango.

L’administration doit produire et faire le contrôle des normes, mais la production des richesses dans le secteur revient au privé, a-t-il expliqué.

Dans sa nouvelle vision du rôle de l’administration, le chef du département en charge de la culture et du tourisme entend créer toutes les conditions qui facilitent l’intervention des acteurs privés.

«Le rôle de l’administration publique n’est pas d’arnaquer les acteurs du privé. Ils n’ont pas non plus à se substituer au public.

Il y a autant d’incompréhensions qui font que le secteur est grippé», a fait savoir le ministre. La rencontre de Koudougou participe du dialogue prôné par l’exécutif qui fait de la gouvernance participative, une priorité.

Les acteurs du privé se sont réjouis que le gouvernement ait repris langue avec eux, après deux ans de suspension.

Le secrétaire général de l’Association patronale des hôteliers et restaurateurs du Burkina (APHRB), Pascal Ouédraogo est convaincu que le développement d’une industrie culturelle et touristique performante nécessite une concertation permanente, surtout au moment où les deux secteurs sont durement éprouvés par le terrorisme.

C’est pourquoi, il a souhaité une baisse des taxes, l’opérationnalisation de billetterie nationale, un meilleur accompagnement pour l’acquisition de matériels cinématographiques, l’application effective du statut d’artistes, l’allègement des conditions d’accès au Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).



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