Burkina Faso: Promotion des valeurs culturelles – Un forum national prévu en avril 2020


L’Observatoire des valeurs culturelles et des élections par la chefferie traditionnelle et coutumière (OVCE) a organisé, le lundi 2 décembre, à Ouagadougou, une conférence de presse. La tenue d’un forum national en 2020 a été au menu des échanges avec les hommes de médias.

Composé de leaders et dépositaires de la tradition, l’Observatoire des valeurs culturelles et des élections par la chefferie traditionnelle et coutumière (OVCE) ambitionne, depuis sa création en 2014, de contribuer à l’approfondissement de la démocratie et à la promotion de la culture au Burkina Faso.

Dans cette dynamique, des tournées régionales seront organisées à partir du mercredi 4 décembre dans les 13 régions du pays pour rencontrer les chefs traditionnels et coutumiers des différentes localités.

Elles seront suivies d’un forum national qui aura lieu en avril 2020 dans la capitale burkinabè. C’est la quintessence de la conférence de presse que des responsables de cette structure ont animé, le lundi 2 décembre 2019, à Ouagadougou.

De l’avis du président de l’OVCE, le Samandin Naaba de Ouagadougou, l’environnement social actuel est marqué par une perte des valeurs culturelles essentielles (civilité, civisme, solidarité, fraternité, intégrité, courage, tolérance, paix, patriotisme, etc.).

« La chefferie traditionnelle et coutumière n’a pas toujours su protéger et promouvoir ces qualités, au point où aujourd’hui, il est impératif de demander ce que ces valeurs représentent de nos jours », a-t-il soutenu.

L’objectif des rencontres régionales et du forum national, a souligné le Samandin Naaba de Ouagadougou, est de répertorier et de promouvoir sur la base d’éléments documentaires et de savoirs locaux existants, les valeurs culturelles traditionnelles des différentes aires socioculturelles du Burkina Faso.

A cet effet, diverses actions, a-t-il poursuivi, seront menées au niveau de la santé (combattre les croyances ancestrales susceptibles d’entraver la lutte contre le VIH/SIDA et les IST, contribuer à une remobilisation vigoureuse contre la pandémie du siècle, etc.), de la protection de l’environnement (dresser le répertoire de toutes les bonnes pratiques traditionnelles pour la préservation de la nature, repenser les bosquets sacrés et espaces verts destinés aux pratiques coutumières, etc.); et la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre le terrorisme (remettre au goût du jour les mécanismes traditionnels de collecte et de traitement des informations relatives à la sécurité, réaliser la cartographie des lieux de culte et les suivis des prêcheurs dans ces lieux, etc.)

Quelles sont les principales activités menées par votre structure depuis sa création? Comment se présentaient les mécanismes traditionnels de collecte et de traitement des informations?

« Nous comptons à notre actif, des caravanes de paix, notamment à Dori avant les élections de 2015. Nous avons initié également à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et dans d’autres villes du pays, des conférences publiques sur les thématiques de la paix et de la cohésion sociale.

Notre action s’est résumée en des campagnes de sensibilisation à l’endroit des populations, et des propositions d’idées ou de solutions aux gouvernants », a expliqué le Samandin Naaba. Répondant à la deuxième préoccupation, le chef Lassina Sanou a indiqué qu’il existait dans la société traditionnelle, des confréries et des personnes spécialisées dans le renseignement.

« Leur rôle consistait à surveiller et à recueillir des informations capitales en vue de prévenir tout danger qui menace la survie du royaume. Leur travail se déroulait dans la discrétion », a-t-il précisé.



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