Madagascar: Musique – Les ballades cultes malgaches


Les chansons rassembleuses, que toute une génération se partage, ne serait-ce que la force d’une industrie du disque réelle et créative dans un pays. Madagascar en possède des myriades qu’une liste de plusieurs pages ne pourrait contenir. Mais il est de ce qui est plaisant de rappeler.

Jean Rigo, un des meilleurs compositeurs de ballades de l’époque moderne malgache

Les « Tapa-kevitra » et « Ambilaho ‘zaho »

Avec ces deux titres, l’auteur compositeur Jean Rigo, est devenu l’un des pachas des ballades malgaches. Que ce soit les mélodies, les textes, les arrangements… tout y est pour faire fondre le cœur de l’auditoire. En laissant aller l’imagination, pourquoi pas un concert philarmonique, avec ses soixantaine de musiciens et musiciennes, pour magnifier encore plus ces deux œuvres. Jamais l’amour réussi et l’amour déçu n’ont autant traversé les âges.

« Vinanto » de Tirike

Tirike, ou Augustin Tirike pour le civil, patrimoine vivant du tsapiky

Dans les années ’90, depuis la ville éternellement éveillé de Toliara sortait un titre emboité dans un spleen respectueux. Tirike chantait alors « Vinanto ». Lui qui habituait les malgaches à du tsapiky endiablé. Sortir un morceau tout en langueur, avec sa voix autant baigné de « spleen » que la chanson. La messe a été dite. D’Antananarivo, à Antsirabe, à Morondava… les gars du quartier, le soir venu, chantaient à la guitare le titre.

Tsôta à la gourmandise avec « Mahazotsirony »

La génération ’90 voire 2000 a des choses à offrir au pays, Tsôta en est l’exemple

Si la définition de chanson culte est souvent reliée à l’intemporel, difficile de dire que cette chanson de Tsôta en soit une. Mais quant au détour d’une ruelle à Antsohihy ou à Tolagnaro, des gamines et des gamins l’entonnent aussi innocemment. Il y a matière à réfléchir. Le chanteur a réussi à faire emboiter le pas à toute idéologie d’éloignement régional et tout ce qui va avec, l’émotion d’un morceau à l’eau de rose. Une prouesse.

Le dessein idéal de l’amour avec « Tsy atakaloko »

Avec Dadilove, les Tianjama, Jaojoby… peuvent être assuré d’une relève

Devenu culte dès sa sortie en 2016, « Tsy atakaloko » de Dadi Love a conquis le territoire national et surtout est devenu l’hymne des mariages. Le thème intemporel de l’amour n’a jamais failli dans la musique quand celle-ci est pratiquée dans la manière de ce titre. Sans doute, la vidéo du morceau a aussi joué pour beaucoup. Magnifiant tout le rêve d’une princesse de retrouver son prince chemin, tant et si bien que les tourtereaux sont en guenilles. L’amour est au-dessus de tout.

« Mausolée » de Backom le Rasta et Monique

Le thème de cette chanson a dérogé à la règle normale des ballades cultes. « Mausolée » est une chanson qui parle de fraternité. Une version rock et rasta du dicton « il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ». Mais à la sauce malgache, il faut savoir apprécier ses contemporains… Bref un « aimez-vous les uns des autres » version moderne. Mais une chanson su et entendu par tous les malgaches.



allafrica

A lire aussi

Laisser un commentaire