Au sommet de Riyad, le Qatar se fait désirer



Depuis 2017, le Qatar subit un blocus imposé par les Saoudiens, les Émiriens et les Bahreïnis. Cette semaine, tous les feux semblaient au vert pour une réconciliation au sommet. Mais si les Saoudiens ont mis les formes pour montrer leur bonne volonté, Doha ne semblait pas pressé.

Rarement un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupait mardi 10 décembre les six pétromonarchies du Golfe à Riyad, n’aura été autant scruté. L’enjeu était en effet de savoir s’il allait clore la crise qui oppose le Qatar à l’Arabie Saoudite, aux Émirats Arabes Unis et à Bahreïn, le Koweït et Oman essayant de faire les intermédiaires. Cette crise dure depuis au moins 2014, et a culminé en 2017 avec un blocus aérien et maritime contre Doha.

Presque jusqu’au dernier moment, on pensait que tous les chefs d’État allaient être réunis pour la photo de famille. La séquence avait bien commencé, avec un match de football. En finale de la coupe du Golfe le 8 décembre, l’équipe nationale bahreïnie y avait battu la saoudienne un à zéro.

Mais surtout, c’est au Qatar que se jouait la rencontre sportive. Toute la presse régionale s’était alors émue des scènes de fraternisation entre supporters originaires de tous les pays du Golfe dans les gradins : “Le peuple qatari a envoyé un message d’amour et nous l’avons reçu avec amour”, écrit alors le journal saoudien Okaz. “Comment pourrait-il en aller autrement alors que notre destin est le même ?”

L’émir du Qatar boycotte le sommet de Riyad

Or le lendemain, le 9 décembre, on apprend que l’émir du Qatar ne viendra pas au sommet, mais enverra son Premier ministre. Puis la diplomatie bahreïnie publie un communiqué pour regretter “l’absence de sérieux de la part du Qatar pour mettre un terme” aux différends avec les pays voisins. De leur côté, les Émirats Arabes Unis, notoirement opposés à la réintégration du Qatar dans le club des six pétromonarchies, estiment, via un tweet de leur

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