Cameroun: Lutte contre la corruption – La Conac commence à la base


Le président de la commission nationale anti-corruption, Dieudonné Massi Gams a visité certains établissements scolaires de Yaoundé hier pour sensibiliser les jeunes.

Dans le cadre la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption, la Commission nationale anti-corruption (Conac) a organisé la « tournée de l’intégrité » hier à Yaoundé. Tournée qui a conduit le révérend Dr Dieudonné Massi Gams, président de cette institution, dans les écoles primaires de Bastos et du centre administratif. Il s’est également rendu au lycée technique Charles Atangana ainsi qu’au Lycée de Tsinga. A chaque étape de son périple et pendant une bonne quarantaine de minute, Dieudonné Massi Gams et ses interlocuteurs se sont entretenus sur la définition, les manifestations sociales, les conséquences ainsi que les attitudes à adopter pour éviter la corruption.

Au demeurant, ils sont parvenus à la conclusion qu’il faut, non seulement éviter mais aussi et surtout, lutter avec vigueur contre ce fléau social. Parce qu’elle pervertit les mœurs citoyennes, méprise l’intérêt général, « freine le développement et accentue l’injustice en société », il faut résolument lui tordre le coup en s’appropriant les normes de l’intégrité », a souligné le président de la Conac. Considérés comme une catégorie sociale particulièrement sensible ou le Cameroun de demain, les jeunes ont été privilégiés par la Conac. C’est pourquoi, cette activité qui s’inscrit en droite ligne de la commémoration de la Journée internationale de la corruption les visait prioritairement. Bien plus, ce combat contre la corruption ciblait toute la communauté éducative et le reste de la population.

Pour le président de la Commission, « il était question d’amener toute la communauté éducative à prendre conscience de ses méfaits et partant, renforcer la masse d’acteurs positifs prêts à dire non à la corruption ». Et dire non à ce fléau social, c’est en même temps ne pas la pratiquer mais davantage la dénoncer. Cette initiative a été justement appréciée par proviseur du Lycée de Tsinga, Aderonke Mouyinotou : « C’est une bonne chose. Cela nous permettra d’amplifier notre discours sur la promotion des valeurs morales, nécessaires à l’édification d’une République. »



allafrica

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