Burkina : Le Front Progressiste-FP annonce sa rentrée politique


Thème : « Quelles alternances générationnelles en 2020 : défis et perspectives »

Notre génération doit assumer ses choix politiques et se préparer à accomplir son destin, quel que soit la manière dont elle s’y prendra. Nous avons l’intime conviction que nous sommes tous engagés dans le même combat : élever le Burkina Faso parmi les leaders de ce monde.

Un seul homme ne peut plus incarner le changement et porter seul le combat de tout un peuple. Quels que soit sa force, sa fougue et son engagement, son action solitaire est vouée à l’échec. Sun Tzu, un grand stratège chinois disait à ce propos que « si quelque brave veut sortir seul hors des rangs pour aller provoquer l’ennemi, ne le permettez point ; il arrive rarement qu’un tel homme puisse revenir. Il périt pour l’ordinaire, ou par la trahison, ou accablé par le grand nombre. »

C’est notre mission est de faire naître l’unité de penser ; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort.

C’est la raison pour laquelle notre génération est celle du savoir, nous sommes avides de tout connaitre, comme si aujourd’hui nous sommes saisis de cette fièvre qui enfanta le Siècle des lumières et servit de levain à l’insurrection burkinabè.

Nous nous intéressons à tout ce qui touche au sort de notre pays en effet, et quel que soit le bord d’où nous sommes, du pouvoir comme de l’opposition, notre dénominateur commun est la paix, l’unité nationale et le développement du Burkina Faso.

Nous sommes arrivés à un moment charnière de notre vie en tant que nation, et nous devons valablement avoir le courage de tirer les leçons du passé, si nous les avons apprises, et bien assimilées.

Aujourd’hui, l’heure est à l’union, à la mise en commun de nos forces, selon les convictions que nous partageons et les valeurs qui peuvent nous réunir. C’est autour d’un projet commun de société porté par une vision qui cimentera notre compagnonnage que nous serons capables de charrier une énergie positive et démontrer une détermination courageuse qui forceront l’adhésion de nos concitoyens. Dès lors, de manière collégiale, nous en arriverions à discerner parmi nous celui qui a le plus de doctrine et de vertus et qui est, en conséquence, en état de marcher dignement à la tête des autres.

Incarner le leadership suppose qu’il soit théorisé et porté par des hommes et des femmes pleinement engagés qui choisissent librement, sur la bases de valeurs partagées une parmi les personnes qui militent pour leur cause commune, celui qui va incarner ce combat et en être le visage, selon une lettre de mission claire. Le temps du leader bien aimé paré de tous les atours et qui s’autoproclame général à la tête des troupes car il a les ressources financières requises pour prendre en otage l’Etat et opérer une vaste entreprise de retour sur investissement en s’arrogeant tous les pouvoirs a disparu depuis longtemps, en Afrique.

Les citoyens attendent désormais de leur dirigeant, qu’il sache gouverner les hommes, qu’il sache les conduire, qu’il soit véritablement au-dessus d’eux, non pas seulement par sa dignité, mais par son esprit, par son savoir, par sa capacité, par sa conduite, par sa fermeté, par son courage et par ses vertus.

A notre avis, l’alternance générationnelle ne se décrète pas et ne s’exige pas, elle se mérite. Il ne s’agit pas d’une alternance mécanique ou législative. En effet, des jeunes ont toujours occupé des responsabilités de haut niveau. La question qu’il faut se poser est qu’est ce qu’ils en ont fait pour mériter ce du ? Il suffit de donner la parole à l’histoire politique récente et ancienne de notre pays pour se faire une idée. Or, en cela, tout indique que les jeunes qui ont été au sommet, n’ont été, dans les habitudes que le prolongement de la veille garde qu’ils veulent à tout prix pousser vers la cour de la retraite.

La présence des jeunes dans le cercle du pouvoir, à des degrés divers et en fonction des régimes a été remarquée à toutes les étapes de l’évolution de notre jeune république. Aujourd’hui les jeunes ont commencé à tutoyer le sommet de l’Etat.

La jeunesse doit-elle se séparer de la vieille classe politique, présente sur l’espace politique burkinabè depuis des décennies et ainsi imposer une alternance générationnelle pour mieux aborder le développement économique et social du pays ?

La réponse est oui. En effet aujourd’hui la jeunesse burkinabè constate avec amertume le manque de rigueur dans la gestion de la chose publique. En effet, les promesses sont faites sur le plan social, économique et même sur le plan politique et aucune de ses promesses n’est tenue. Il est temps donc d’envisager d’aller vers une alternance générationnelle.

De ce fait, le Front Progressiste appelle la jeunesse à se rassembler autour de ses idéaux progressistes et à descendre sur le terrain afin de convaincre la population du bien fondé et de la justesse de notre engagement.

Le mandat du FP sera consacré à la jeunesse et aux femmes en priorité et cela passe naturellement par le renouvellement de la classe politique, d’autant plus que l’influence des leaders du troisième âge se réduit de plus en plus (mise à l’écart des barons du MPP, contestations dans tous les vieux partis politiques).

Le dialogue est plus important que les bagarres partisanes

Si le Front Progressiste salut le dialogue politique engagé par son Excellence, le Président du Faso, il faut remarquer que ce fut une foire de la classe politique car les vraies questions de développement socio-économiques n’ont pas été discutées lors de cet forum. Aucune décision concerna la sécurité n’ait mise en œuvre.

Le renouvellement de la classe politique se fera sans législation

Macron y est arrivé quand Hollande a échoué son mandat, en Autriche idem. Puisque, Son Excellence Rock Marc Christian est entraine d’échouer son mandat l’alternance générationnelle aura lieu en 2020. Mais la place se conquiert elle ne se donne pas. La jeunesse arrachera le pouvoir dans les urnes en 2020.

Nous comptions sur les vieux, leur expérience et leur pouvoir d’achat pour pouvoir mieux faire. Les vieux ne prennent rien aux jeunes, ils sont en réalité le bâton de la jeunesse. Un proverbe africain dit « si jeunesse savait et si vieillesse pouvait ». Ainsi nous avons besoin du complémentarité pour reussir ensemble le développement de notre chère patrie. La réussite de l’alternance ne se résume pas au mode de sourcing. Il s’agit aussi de sélectionner les bons profils et de leur assurer un accompagnement de qualité





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