Accroissement du PIB de 4,1% en 2018


Selon l’arrêté des comptes nationaux des secteurs institutionnels de l’année 2018, qui représentent la séquence complète des comptes non financiers et financiers en base 2007, l’économie nationale a enregistré un produit intérieur brut (PIB) en valeur de 1106,8 milliards de DH en 2018, en hausse de 4,1 % par rapport à 2017.
Le secteur des sociétés (financières et non financières), premier producteur de  la richesse nationale,  a affiché une légère amélioration de sa contribution au PIB, de  43,5% en 2017 à 43,6% en 2018. La contribution des ménages et ISBLSM s’est située à 29,5% du PIB au lieu de 29,7  une année auparavant. En revanche, celle des administrations publiques s’est établie à 15,1% du PIB, en léger recul de 0,3 point par rapport à 2017.  Alors que les impôts nets de subventions sur la production et les importations se sont accrus de 0,3 point par rapport à 2017.
De son côté, le Revenu national brut disponible (RNBD) a connu une hausse de 2,7% en 2018 pour se situer à 1157,7 milliards de DH. Cette évolution est due à l’augmentation de 2,6% du revenu brut disponible des sociétés (financières et non financières), de 3,2% pour les ménages et ISBLSM et de 1,4% pour les administrations publiques.
Ainsi, les contributions des secteurs institutionnels au RNBD se sont situées à 62,5% pour les ménages et les ISBLSM; 22,6% pour les administrations publiques et 14,9% pour les sociétés (avec 2,2% pour les sociétés financières).
Le revenu disponible brut (RDB) des ménages s’est accru de 3,2% pour atteindre 714,2 milliards de DH en 2018. La contribution de la rémunération des salariés à ce revenu a été de 47,5%. Le revenu mixte, y compris l’excédent  brut du service de logement, a contribué  au  RDB des ménages à hauteur de  42,5%,  les revenus de la propriété nets,  les prestations sociales et autres transferts nets (25,8%). Toutefois, les impôts sur le revenu et le patrimoine et les cotisations sociales ont contribué négativement à hauteur de  15,8%.  
Le taux d’épargne des ménages a régressé de 1 point, pour se situer à 11,4% en 2018, suite à une progression plus importante des dépenses de consommation finale (+4,3%) par rapport à celle du revenu disponible brut (+3,2%).
Par habitant, le revenu disponible des ménages a atteint 20.279 DH en 2018 au lieu de 19.852  DH en 2017 enregistrant ainsi une hausse de 2,2%. Suite à une augmentation de 1,8% des prix à la consommation en 2018, le pouvoir d’achat des ménages s’est situé à 0,4 point.
L’épargne  nationale,  avec 305,4  milliards de DH en 2018, s’est détériorée de 1,3% par rapport à l’année 2017. Les sociétés financières et non financières ayant contribué pour  55,3%, les ménages et ISBLSM pour 27,7% et les administrations publiques pour 17%.
La formation brute du capital fixe (FBCF), de son côté, s’est située à 315 milliards de DH en 2018, en amélioration de 3,4% par rapport à 2017. Les sociétés (financières et non financières), sont le premier contributeur avec 56,8% de la FBCF nationale en 2018.  En revanche, la contribution des ménages et ISBLSM a été de 25,2% au lieu de 25,4%, celle des administrations publiques s’est située à 18% au lieu de 18,3%.
Globalement,  le besoin de financement de la nation a été de 65,6  milliards de DH en 2018 et a représenté 5,9% du PIB au lieu de 3,5% une année auparavant. Cette hausse a été le résultat du creusement des besoins de financement des sociétés non financières de 19,3 milliards de DH, ceux des Administrations publiques de 5,5 milliards de DH et de la détérioration de la capacité de financement des ménages et ISBLSM de 4,6 milliards de DH.  En revanche, les sociétés financières ont connu une amélioration de leur capacité de financement passant de 13,6 milliards en 2017 à 15,1 milliards de DH en 2018.
Pour couvrir leurs besoins de financement, les sociétés non financières (SNF) ont toujours eu recours aux crédits bancaires. Ainsi, le flux net des crédits accordés aux SNF a atteint 11,4 milliards de DH en 2018 contre 38,6 milliards de DH en 2017, représentant ainsi 13,2% et 45,1% de leurs engagements, successivement pour 2018 et 2017.
Par ailleurs, la dette intérieure des administrations publiques a marqué une forte augmentation affichant un flux net de  l’ordre de 35,5 milliards de DH en termes d’émissions nettes de bons de trésor en 2018, contre 24,4 milliards de DH en 2017. En revanche, l’endettement extérieur de ce secteur a enregistré un flux net de l’ordre de -1,8 milliard de DH en 2018 au lieu de 3,5 milliards de DH l’année précédente.
L’endettement des ménages (y compris les entrepreneurs  individuels) auprès des banques a marqué une hausse passant de 17,5 milliards de DH en 2017 à 23,7 milliards de DH en 2018. Le flux net des dépôts a connu ainsi une baisse remarquable, passant de 50,6 milliards de DH en 2017 à 33,9 milliards de DH en 2018.
En outre, la participation des sociétés financières (SF) au financement de l’économie a connu une forte amélioration. En effet, le flux net des crédits accordés par ce secteur a atteint 64,8 milliards de DH en 2018 au lieu de 34,5 milliards de DH en 2017. En parallèle, les dépôts auprès de ces établissements ont affiché un flux net de l’ordre de 74,9 MDH en 2018 au lieu de 77,5 milliards de DH une année auparavant.



libe

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