Afrique de l’Ouest: Mise en œuvre du système d’information énergétique de l’UEMOA – Des avancées significatives notées au pays


Après deux années de mise en œuvre du projet de relance du système d’information énergétique (Sie), des acquis importants ont été notés au Sénégal. C’est du moins ce qu’a constaté Oumou Khairy Diop, Directrice de la stratégie et de la réglementation au ministère du Pétrole et des énergies. Elle présidait hier, lundi 16 décembre, le séminaire national du projet Sie-Uemoa.

«Des acquis importants sont notés quant à l’exhaustivité des données et à la régularité de la collecte et de l’analyse ».

Cette remarque a été faite par Oumou Khairy Diop, directrice de la stratégie et de la réglementation au ministère du Pétrole et des énergies. C’était hier, lundi 16 décembre, lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire national du projet SieUemoa.

Selon elle, ces acquis profiteront à tous les utilisateurs de l’information énergétique au niveau du secteur public, de la recherche, du secteur privé, de la société civile et des partenaires.

« Ils permettront de mettre à la disposition des acteurs des données officielles sur l’évolution du secteur de l’énergie non seulement au Sénégal mais aussi dans tous les pays de l’espace Uemoa», se réjouit-elle.

Toutefois, elle reconnait que les défis sont encore énormes pour améliorer le dispositif en place. Mme Diop a souligné ainsi la nécessité de poursuivre le renforcement de l’exhaustivité des données pour davantage couvrir les besoins par exemple du calcul des émissions ; d’améliorer l’analyse dans les secteurs comme l’agriculture et l’artisanat ; d’engager davantage les acteurs du sous-secteur des hydrocarbures pour améliorer la collaboration en vue d’un partage plus efficace de l’information.

De son côté, le représentant de l’Institut francophone pour le développement durable (Ifdd) Ibrahima Dabo a fait remarquer que les paysages énergétiques de tous les Etats membres de l’union sont en pleine mutation entre nouvelles centrales électriques à énergies fossiles comme renouvelables, en renforcement des interconnections du réseau électrique ou encore développement du champ gazier et pétrolier.

A ce titre, souligne-t-il, les défis démographiques, économiques, environnementaux et climatiques ne sont pas en reste.

« La vision de la commission de l’Uemoa était de disposer d’outils lui permettant de suivre en temps réel l’évolution des statistiques énergétiques dans ces 8 Etats membres et d’accompagner ses décisions et projets d’investissements.

Avec le Sie-Uemoa, nous pouvons avoir l’assurance que cette vision devienne une réalité », laisse-t-il entendre.

Par ailleurs, il a informé qu’en 2018, la consommation moyenne d’électricité d’un habitant de l’espace Uemoa est de 140 Kw par heure. Aussi poursuit-il, un ménage de l’Uemoa consomme en moyenne pour ses besoins énergétiques 25 Kg de gaz et de pétrole liquéfié.



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