Après le discours de la reine, « les pro-Brexit ont les coudées franches »



L’allocution d’Élisabeth II, qui marque le début de la nouvelle session parlementaire, a fait la part belle à la sortie de l’Union européenne, à la sécurité et au service de santé. Des thèmes chers aux électeurs des anciens bastions industriels travaillistes, qui ont massivement voté pour le Parti conservateur de Boris Johnson le 12 décembre. 

Pas de carrosse. Ni de couronne. Élisabeth II a prononcé un discours d’ouverture du Parlement “dépouillé du faste habituel”, jeudi 19 décembre, relève le Financial Times. Et pour cause. Cette cérémonie n’a habituellement lieu qu’une fois par an et permet au gouvernement d’exposer sa politique générale.

Or la reine d’Angleterre s’était déjà rendue à Westminster mi-octobre, pour inaugurer une nouvelle session parlementaire dans le sillage de l’arrivée de Boris Johnson au poste de Premier ministre. À l’époque, aucun parti ne disposait d’une majorité absolue. L’atmosphère politique, elle, était particulièrement tendue : Boris Johnson venait de suspendre le Parlement pour tenter de passer en force sur le Brexit. Une suspension jugée illégale par la justice britannique.

Ce jeudi, la donne avait complètement changé. “Johnson a réussi à revenir au 10, Downing Street avec une majorité conservatrice de 80 sièges”, rappelle The Guardian, après une nette victoire lors des législatives du 12 décembre. “Le discours de la reine a marqué la fin de l’immobilisme, s’enthousiasme le quotidien The Daily Telegraph. Pour la première fois depuis le vote sur le Brexit en 2016, les partisans d’une sortie de l’UE ont les coudées franches à la fois au gouvernement et au Parlement.”

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Sasha Mitchell





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