Burkina Faso: MCC – La signature du second compact prévue dans le premier semestre de 2020


En rappel, le Burkina Faso a bénéficié d’un premier compact qui a été mis en œuvre du 31 juillet 2009 au 31 juillet 2014. Le 13 décembre 2016, le Burkina Faso a été sélectionné par le MCC pour le développement du second compact. Suite à cette sélection, le gouvernement a crée par décret N 2017-210/PRES/PM/MINEFID du 19 avril 2017, l’UCF – Burkina.

Selon Tambi Samuel Kaboré, coordonnateur national de l’UFC- Burkina, le processus de formulation du compact comprend quatre phases.

Il s’agit notamment de l’analyse des contraintes à l’investissement privé et à la croissance économique, de l’analyse des causes profondes des contraintes majeures identifiées, de la définition des projets potentiels du compact et enfin du développement du programme d’étude de faisabilité des projets.

D’après le coordonnateur national, la phase 1 a connu deux contraintes majeurs que sont la faible qualification de la main d’œuvre, le faible accès, la mauvaise qualité ainsi que le coût élevé de l’électricité.

Au niveau de la phase 2, les contraintes identifiées étaient dues, entre autres, aux faiblesses des capacités institutionnelles et humaines, des insuffisances dans l’enseignement des sciences techniques et la formation technique dans les secteurs à forts potentiels du pays.

La phase 3, ayant connu trois étapes, a abouti à la validation et l’adoption de 3 projets par le gouvernement pour être soumis au MCC. Les études de faisabilité de ces projets constituent par ailleurs la phase 4.

Ces projets sont constitués de deux projets d’infrastructures et d’un projet de reforme et de renforcement des capacités.

« Le premier projet est celui de l’accroissement de l’Office d’électricité moins coûteuse (PADOEL), qui vise à améliorer la gestion de l’offre et la faisabilité de l’électricité. Le deuxième, c’est le projet de développement de réseaux et d’accès à l’électricité (PRAEL). Il a pour but d’améliorer l’accès aux réseaux de transport et de distribution.

Enfin, le troisième, c’est le projet de renforcement de l’efficacité du domaine de l’électricité(PREDEL). Il vise à optimiser le cadre juridique, institutionnel et organisationnel » a déclaré Abdoulaye Sedogo, expert secteur privé.

Selon ses dires, chaque projet renferme plusieurs objectifs dont, entre autres, la réduction des délestages causés par le manque production, l’extension du réseau pour couvrir plus d’abonnés potentiels et la réduction des interruptions causées par l’instabilité du réseau.

Toujours dans le cadre de la mise en œuvre du second compact, l’aide – mémoire a été élaboré. Il s’agit d’un document pré- conventionnel entre le MCC et le gouvernement qui récapitule, sous forme d’engagements, les actions et mesures, issues des phases 1 et 2 de la mise en œuvre de la feuille de route et jugées nécessaires à l’atteinte des objectifs stratégiques poursuivis par le projet 1.

En d’autre terme, c’est « le document qui donne le feu vert au bailleur de fonds d’avancer dans la finalisation du compact en vue de sa signature » a expliqué M. Sedogo.

Plusieurs régions bénéficieront de ces projets : « Initialement, c’était 8 régions qui avaient été envisagées mais compte tenu des questions de sécurité, le partenaire est un peu hésitant à intervenir dans certaines régions.

Nous sommes toujours en négociation dans l’espoir que les choses s’améliorent afin de pouvoir couvrir plus de régions » a affirmé le coordonnateur national de l’UFC- Burkina.

Trois perspectives ont été déclinées. Ce sont la négociation et la signature du second compact dans le 1er semestre de 2020, la création et la mise en place du MCA- Burkina entre 16 et 18 mois et l’exécution de travaux sur le terrain ainsi que le suivi et l’évaluation en 5 ans chrono. Les trois projets proposés coûteront la somme de 489,1 milliards de FCFA.



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