Après la mort de Soleimani, le Koweït dans la hantise d’une énième guerre



Tout ce qui se passe en Irak est suivi de près par les Koweïtiens, qui n’ont jamais vraiment surmonté le traumatisme de l’occupation par Saddam Hussein en 1990-1991. Face à l’éventualité d’une déflagration régionale, les nerfs sont à vif.

“Vigilance, prudence et préparation”, titre le quotidien koweïtien Al-Seyassah. “Des plans d’urgence à l’agenda du Conseil des ministres”, titre de son côté Al-Qabas, doyen de la presse koweïtienne. “Compte tenu des évolutions dans la région, tous les ministères présentent des plans pour parer à toutes les éventualités, outre des préparatifs sécuritaires au sol, en mer et dans les airs.”

“Le Koweït est prêt”, titre également Al-Raï, autre grand quotidien du pays. “Le niveau des réserves de denrées alimentaires est élevé, pas de ruée des consommateurs, les retraits bancaires restent normaux.” En revanche, “les Bourses du Golfe ont perdu 56,6 milliards de dollars en une seule journée”, apprend-on en une d’Al-Qabas. Les pertes les plus importantes ont été enregistrées à la bourse koweïtienne, avec -3,7 %, beaucoup plus qu’en Arabie Saoudite (-2,4 %), par exemple.

Renforts militaires

Le Koweït se sent en effet en première ligne. Et pas seulement parce qu’il accueille une grande partie des renforts militaires que les Américains envoient dans la région. “Environ 3000 soldats

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