Madagascar: Autobiographie – Kwame Nkrumah, la source de l’idée panafricaniste


Le livre qui inspire les chefs d’Etat africains de nos jours…

L’autobiographie de Kwame Nkrumah inspire toujours les dirigeants et la jeunesse africaine de nos jours. Composé d’une dizaine de chapitres, le livre évoque l’itinéraire politique du personnage et son idéologie. Considéré comme le père du panafricanisme, Kwame Nkrumah est l’une des personnes qui ont rêvé d’une Afrique unie. Cette idéologie est toujours d’actualité.

Kwame Nkrumah est l’un des hommes qui ont mené la lutte pour la libération du Ghana. C’est sous sa direction que le Ghana a réalisé de grands projets en termes de développement et d’infrastructures. Il a joué un rôle important dans la fondation de l’unité africaine. Dévoué à son pays, cet homme d’Etat Ghanéen affiche son engagement pour le continent noir. Né dans un village enclavé à l’ouest de la Gold Cost, d’un père orfèvre et d’une mère commerçante au micro-détail, Nkrumah a poursuivi ses études à Achimota. Il deviendra ensuite enseignant. Si, au début, il voulait devenir prêtre catholique, plus tard il change d’avis. À 26 ans, il quitte son pays pour étudier à l’Université Lincoln aux États-Unis. Lors de ses voyages de l’autre côté de l’Atlantique, le jeune homme découvre les écrits de Karl Marx et de Marcus Garvey.

Ces livres font naître en lui les idées socialistes et le panafricanisme. En 1945, il est allé à Manchester (Royaume-Uni) pour organiser le cinquième congrès panafricain et décide d’accélérer la lutte pour la libération de l’Afrique. Ses actions et ses réflexions ont influencé la jeunesse africaine. Les idées de Nkrumah, à travers l’unité africaine, seront plus tard connues sous le terme panafricanisme. Pour lui, les Africains doivent se tendre la main afin de pouvoir développer le continent. « Divisés, nous sommes faibles, unie, l’Afrique pourrait devenir l’une des plus grandes puissances économiques du monde… », a-t-il précisé.

Statue de Kwame Nkrumah à Accra, Ghana

La Gold Coast d’abord… ensuite l’Afrique tout entière. Après 12 années passées loin de sa famille et ses compatriotes, Kwame Nkrumah est invité à devenir secrétaire général du premier parti politique de la Gold Coast UGCC. Nommés les six grands, les membres fondateurs du parti se lancent dans la libération de leur pays, alors sous le joug de l’impérialisme britannique. En 1948, la Gold Coast connaît une agitation sans précédent. Les marchandises importées d’Europe sont hors de prix pour la population locale. Par conséquent, un soulèvement populaire a éclaté dans le pays. L’autorité coloniale accuse les dirigeants de l’UGCC d’avoir provoqué cette agitation. Nkrumah et ses camarades sont tenus responsables des pillages et des émeutes. Immédiatement, les présumés fauteurs de trouble sont arrêtés et emprisonnés. Ces derniers ont pourtant gardé la tête haute car, pour eux, on peut emprisonner l’homme mais pas ses idées. Cette incarcération n’as pas empêché l’homme fort de la Gold Coast de s’opposer au gouvernement colonial britannique. Après quelques années, Nkrumah sort de prison. En 1951, des élections sont organisées dans son pays ; ce nationaliste y participe et est élu Premier ministre.

C’est un pas pour la libération de la Gold Coast. Mais il ne s’arrête pas là, il veut que son pays soit entièrement indépendant. Entre 1945 et 1955, de nombreux pays colonisés d’Asie obtiennent leur indépendance, et le rêve des Africains est d’emboîter le pas à leurs frères asiatiques. Le 6 mars 1957, la Gold Coast devient le premier pays subsaharien à retrouver son Indépendance. Lors de son discours, ce nationaliste ghanéen déclare, « nous devons créer notre personnalité et notre identité africaine. L’indépendance c’est pour maintenant, demain nous institueront les Etats-Unis d’Afrique». L’exaltation et l’enthousiasme populaires étaient au rendez-vous ce jour-là.

Cette liberté est une source d’inspiration pour les États africains qui veulent s’émanciper du joug colonial. A ce titre, le Ghana occupe un rôle prépondérant dans la lutte contre l’impérialisme.



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