malgré la pression, Haftar refuse de signer le cessez-le-feu



À l’issue d’un premier round de négociations de paix entre le chef du gouvernement libyen Fayez Al-Sarraj et le maréchal Haftar, seul le premier a signé l’accord. Une seconde rencontre est prévue à Berlin d’ici la fin de la semaine.

Le 13 janvier a démarré à Moscou un processus de négociations entre les deux protagonistes de la guerre civile qui fait rage en Libye : Fayez Al-Sarraj, le dirigeant du gouvernement d’unité nationale (GNA), et Khalifa Haftar, le chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL).

Les pourparlers, destinés à terme à signer un accord formel de cessez-le-feu, ont été organisés par l’intermédiaire des ministres des Affaires étrangères et de la Défense russes Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou, et turcs, Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar, les deux interlocuteurs refusant de se parler en face-à-face.

Étaient également présents le président du Conseil supérieur d’État de Libye, Khaled Al-Michri, ainsi que le Président du Conseil italien Giuseppe Conte qui a rencontré le président turc Erdogan. L’Italie participe activement au règlement du conflit libyen.

Comme le rappelle le quotidien en ligne russe Gazeta.ru, le 11 janvier Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont appelé les deux camps antagonistes libyens à cesser le feu à partir du 12 janvier à minuit et à entamer des pourparlers immédiats. Le général Haftar a approuvé cette initiative, tout en promettant de poursuivre son offensive sur Tripoli. Fayez Al-Sarraj a lui aussi soutenu l’idée d’une trêve, tout en posant comme condition que Haftar fasse reculer les unités de son armée. Un cessez-le-feu provisoire a alors été décrété, mais les conditions posées par chacun n’étant pas remplies, les deux adversaires ont refusé le dialogue direct.

Le 13 janvier à Moscou, à l’issue de près de huit heures de négociations apparemment éprouvantes, et bien qu’“un certain progrès” ait été

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Laurence Habay





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