Nigel Farage renonce à son pactole de départ du Parlement européen



Comme tous les parlementaires, le leader du Parti du Brexit peut prétendre à une allocation de fin de mandat. Calculée en fonction de la longévité des eurodéputés, celle du Britannique, élu depuis 1999, devrait être particulièrement importante. Mais l’eurosceptique de longue date a fait savoir lundi 13 janvier soir qu’il la refuserait. 

Article publié le 13 janvier sous le titre : “Nigel Farage va quitter le Parlement européen avec un joli pactole”, mis à jour le 14 janvier. 

Le Brexit se profile à l’horizon. La fin du mandat des eurodéputés britanniques, aussi. “Á l’issue d’une réunion à Strasbourg, lundi 13 janvier, les 73 élus connaîtront les modalités de leurs droits après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier”, rapporte The Times

Concrètement, certains d’entre eux seront éligibles à l’“indemnité transitoire” de fin de mandat, soit l’équivalent d’un mois de salaire (8 993 euros) par année de présence dans les hémicycles de Strasbourg et de Bruxelles. Des versements plafonnés à 24 mois et amenés à cesser si le bénéficiaire venait à reprendre un quelconque mandat politique. Autre condition : il faut avoir été élu pendant au moins un an pour prétendre à l’allocation. “Cela signifie que 51 eurodéputés britanniques, élus pour la première fois en mai 2019 où ayant récupéré leur siège à cette occasion, n’y auront pas droit”, précise le journal londonien. 

Un autre élu de premier plan, en revanche, va se voir proposer un important parachute. Élu depuis 1999, Nigel Farage “est éligible à la somme maximale de 179 000 euros”, note le quotidien conservateur. Le leader du Parti du Brexit pourra également prétendre à une retraite fixée à 70 % de ses revenus en tant qu’eurodéputé dès l’âge de 63 ans atteint, soit en 2028. Si des sources internes à la formation farouchement eurosceptique ont fait savoir qu’elles ne pouvaient imaginer “[qu’on] accepte cet argent, étant donné qu’on a été élu pour mettre un terme à tous ces excès”, Nigel Farage a fait part de son intention par le passé “de probablement le prendre”. Finalement, un porte-parole de l’architecte du Brexit a assuré lundi soir auprès de The Guardian que celui-ci “ne toucherait pas un seul penny” de l’allocation. 

Selon The Times, Bruxelles souhaiterait reporter le versement de l’indemnité transitoire, censé aider les eurodéputés à retomber sur leurs pieds, sur la facture de divorce du Brexit. Ce “chèque”, initialement évalué à 45 milliards d’euros, doit entre autres couvrir la participation du Royaume-Uni au programme s’étalant au-delà de sa sortie de l’UE et les retraites de ses eurodéputés.

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