Boris Johnson avance à 2035 l’interdiction de la vente de voitures diesel et essence



Publié le 4 févr. 2020 à 14h38

Au Royaume-Uni, les voitures
diesel et essence seront interdites à la vente

dès 2035. Soit cinq ans plus tôt que ce qui était initialement prévu, a décidé Boris Johnson en présentant la COP26, la prochaine conférence de l’ONU sur le climat qui sera organisée à Glasgow en novembre prochain. Le Premier ministre britannique a également enjoint ses homologues internationaux à redoubler d’efforts, alors qu’il est lui-même est attaqué pour son manque d’ambition sur le climat par les écologistes.

Selon le projet dévoilé ce mardi, à partir de 2035, les consommateurs ne pourront donc acheter que des véhicules roulant à l’électricité ou à l’hydrogène, à l’exclusion des véhicules hybrides. Le Royaume-Uni vise zéro émission nette de gaz à effets de serre d’ici 2050 et « tout au long de cette année, nous inciterons les autres à nous rejoindre », a déclaré Boris Johnson.

Levée de boucliers

La fédération des constructeurs automobiles (SMMT) s’est dite « extrêmement préoccupée » par ces annonces, curieuse de connaître les plans du gouvernement pour atteindre ce nouvel objectif. « La demande actuelle pour cette technologie toujours coûteuse ne représente qu’une fraction des ventes » a-t-elle relevé, soulignant qu’il faudrait « transformer le marché ».

A l’inverse, la présidente de l’organisation non gouvernementale The Climate Group, Helen Clarkson, a jugé que cette transition pourrait avoir lieu « plus tôt ». Greenpeace a relevé un discours « pavé de bonnes intentions », réclamant des « actes ». « Ce gouvernement adore fixer des objectifs dans l’avenir mais ce dont nous avons besoin, ce sont de mesures concrètes qui réduisent les émissions à court terme », a également critiqué Alison Doig, responsable de programme à l’ONG Christian Aid.

Les annonces de Boris Johnson ont également été ternies par les accusations de l’ex-présidente de la COP26, Claire Perry O’Neill, congédiée la semaine dernière. Dans une lettre à Boris Johnson consultée par le «
Financial Times

 », celle-ci attaque le bilan du Premier ministre en matière de lutte contre la crise climatique. « Vous avez promis de mener la bataille (contre l’urgence climatique). Malheureusement, ces promesses sont loin d’être réalisées », écrit Claire Perry O’Neill.

Sur la BBC, elle a ajouté que Boris Johnson lui avait confié ne « pas vraiment » comprendre la question du changement climatique. Claire Perry O’Neilla dénoncé un « énorme manque de leadership ». Organisée à Madrid,
la COP25 s’était conclue mi décembre

sur une « occasion ratée » de faire preuve d’une ambition plus grande en matière de réduction d’émission de gaz à effet de serre, avait déploré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Pour le mouvement écologiste
Extinction Rebellion

, dont des membres ont manifesté près du musée où Boris Johnson prononçait son discours, « la COP26 est déjà programmée pour échouer ».

Source AFP



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