Congo-Brazzaville: Gospel – Michel Bankenda se retire de la scène


Le chantre a annoncé de manière publique qu’il se mettait désormais à l’ombre via son compte Instagram, le lundi 3 février, sans couper pour autant les ponts avec les mélomanes avisant qu’il reste actif sur ses les réseaux sociaux.

Le scandale au cœur duquel s’est trouvé le frère Michel Hardy Bankenda, il y a peu, semble avoir eu raison de l’image irréprochable censée offrir un serviteur de Dieu. La réputation du chantre a pris un sacré coup avec un double événement qui n’a pas joué en sa faveur. Il y a d’abord eu ces fameuses dédicaces qu’il a faites à deux mécènes actuellement en vogue dans la sphère de la musique dite profane, Abed Ashour et Éric Mandala. Et, comme si cela ne suffisait pas, un malheur ne vient jamais seul, une vidéo peu recommandable de lui fait le tour des réseaux sociaux. Dans cette sextape, il est vu en petite tenue assis sur un lit faisant de l’exhibition de ses parties.

L’on devine la grande confusion de l’interprète de Bolamu eleki ebele qui s’est résolu à ne pas plus faire parler de sa personne. Il lui est paru plus avisé de se mettre à l’ombre « jusqu’à nouvel ordre, si Dieu le voudra un jour ». Ce retrait ne serait donc pas définitif, il lui offrirait l’occasion de laisser le temps faire oublier cet épisode sombre qui vient entacher une carrière florissante. Ainsi, comme il a pris soin de l’écrire en dépit de tout, ses « comptes Youtube, Instagram, pages Facebook restent ouverts ». Dans ce post, on sait lire en filigrane le remerciement que Michel Bankenda adresse habilement à ceux qui l’auront soutenu lors de cette période critique : « Merci pour l’amour manifesté jusqu’ici.»

Et donc, le choix de se retirer de la scène musicale tiendrait en partie au respect qu’il a pour les mélomanes offensés qui ne se comptent pas seulement dans le milieu chrétien. Par ailleurs, le contact qu’il entend garder avec eux, le chantre en a d’ores et déjà donné la preuve en communiquant à travers une vidéo postée le dimanche 2 février sur sa story Instagram. Plusieurs ont vu dans ses pleurs publics devant une assemblée de chrétiens un acte de repentir sincère.

Prier et non cribler

Pour l’heure, il ne fait pas bon vivre l’écosystème du gospel congolais. Il est sujet à des troubles qui viennent mettre à mal son équilibre habituel et, qui plus est, ils ont trait aux « œuvres de la chair », dirait-on s’il faut s’en tenir au langage biblique. Le chantre comme pasteur Mbiye est l’autre serviteur de Dieu qui est tombé sous le coup d’une histoire encore plus scabreuse où il est traduit en justice notamment pour viol. En ce temps de tumulte, il est demandé aux chrétiens de ne pas prendre plaisir à se délecter de tous ses scandales qui ne sont pas de nature à rendre gloire à l’Eternel. Aussi, l’attitude la plus indiquée, estiment les plus avertis qui y voient là « les signes de la fin », serait de prier pour ses serviteurs qui ont eu des moments de faiblesse, les lui recommander plutôt que de les cribler.



allafrica

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