Afrique Centrale: Bassin du Congo – Renforcer la gestion des aires protégées transfrontalières


Une rencontre sous-régionale est prévue à Douala, au Cameroun, le 18 février, consacrée à l’examen du guide de gestion collaborative des aires protégées. Malgré les initiatives des pays riverains, les attaques contre les réserves de la faune et de la flore se poursuivent.

Organisé par la Commission des forêts d’Afrique centrale(Comifac), avec un appui de l’Agence de coopération allemande GIZ, l’atelier va plancher sur la mise en œuvre des accords de coopération sur la création et la gestion des aires protégées transfrontalières, de même que la poursuite des réflexions sur le suivi des tendances basées sur l’expérience du groupe de la Sangha.

En effet, la rencontre prévue dans la capitale économique du Cameroun devrait être l’occasion pour les riverains de partager leurs expériences sur les initiatives de cogestion des aires protégées et le soutien des partenaires au développement dont la GIZ. Ils évoqueront aussi les progrès réalisés ces dernières années en matière de conservation des espèces sauvages.

Ces progrès concernent les activités menées dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour le renforcement de l’application des législations nationales sur la faune sauvage ; les nombreuses décisions du Conseil des ministres de la Comifac sur les aires protégées et la faune sauvage ; ainsi que le mode partenariat public-privé en Afrique centrale.

L’insertion des communautés locales et le financement durable restent les principaux défis pour la Comifac. Le processus nécessitera également des arbitrages économiques difficiles dans les secteurs protégés ayant de riches ressources minières auxquelles le pays devra renoncer.

À cela s’ajoutent les pressions sans cesse croissantes dont font l’objet les aires protégées, qu’il s’agisse de pression de chasse, notamment le grand braconnage pour l’ivoire, mais aussi de pressions plus récentes et qui vont en s’intensifiant, telles que l’émergence de projets d’exploitation minière ou pétrolière, voire le développement de grandes infrastructures telles que les barrages ou les grands axes routiers.

Les parcs doivent, en effet, s’attendre à faire face à de fortes augmentations des pressions directes (entrées en forêt, déboisements) et indirectes (pression de la chasse alimentaire, pression des défrichements agricoles, etc.) sur leur intégrité écologique.



allafrica

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