Cameroun: Les enseignants menacent de faire grève, les partis politiques menacent les fraudeurs.


Le jeune enseignant Kevin Boris Njimo Tchakounte assassiné le 14 janvier dernier a été enterré samedi 1er février à Bazou à l’ouest du Cameroun. A l’occasion, la confédération de tous les syndicats à lancé un appel, pour la défense de leurs intérêts. Cependant que sur le terrain de l’action des élections, le Social Democratic Front (SDF), à mis en garde les éventuels fraudeurs aux élections.

Il n’avait que 26 ans Boris. Il a été mis sous terre à Bazou, dans la douleur. Ses collègues, les enseignants venus nombreux lui rendre ce dernier hommage étaient encore sous le double choc de sa disparition tragique et le traitement dégradant à eux infligés lors de sa procession funèbre à Yaoundé. Le quotidien La Nouvelle Expression révèle que « ces derniers ne digèrent pas le mauvais traitement qu’on leur a infligé et entendent déposer la craie si rien n’est fait pour décrisper l’ambiance très tendue »

Et, on en veut pour preuve l’appel lancé par les syndicats et organisations d’enseignants du Cameroun. Dans un communiqué signé le lendemain de l’inhumation de Kevin, ils exigent : La tenue d’un dialogue national sur la violence en milieu scolaire et un forum national sur l’éducation tel que recommandé au grand dialogue national.

Dans leurs récriminations contre les pouvoirs publics et leur tutelle et pour dénoncer leur marginalisation, ils se sont insurgés contre le prétexte de « la soutenabilité financière qui n’est pas soulevé pour l’organisation de compétitions sportives ou celui de la crise du NOSO qui n’a pas empêché l’organisation du double scrutin du 9 février 2020 » Aussi, rien ne saurait à leurs yeux justifier la non satisfaction immédiates de leurs exigences. Sinon « Ils se réservent le droit, en cas de tergiversation des autorités gouvernementales d’appeler les enseignants à défendre leurs intérêts et ceux de l’éducation par des moyens que leur donne la loi »

En outre, les élections, les élections municipales et législatives qui se déroulent le 9 février 2020. Déjà, le SDF, principal parti de l’opposition a mis un dispositif pour surveiller et sécuriser le vote de ses militants. Pour le quotidien La Nouvelle Expression, c’est la « chasse aux fraudeurs qui est lancée » En fait, il s’agit d’une mise en garde du parti de la flamme contre ceux qui tenteraient de détourner les votes au moyen de la fraude électorale.

Pour Robert Wafo, ministre de la communication du shadow cabinet du SDF et tête de liste aux municipales pour la coalition gagnante « Nous prendrons nos responsabilités pour protéger les votes des électeurs à Douala 2eme » Nous sans pointer le doigt accusateur sur le RDPC parti au pouvoir « Il nous a été donné de constater que le RDPC à Douala 2eme a intimé l’ordre aux chefs de quartier et aux chefs de blocs de procéder au recensement et à l’identification des électeurs pour le double scrutin… Il leur est proposé en contrepartie des rétributions financières à condition que les bulletins des partis adversaires au RDPC leurs soient retournés »

Aussi, la coalition gagnante composée des partis de l’opposition (sdf, udc, andp, pcrn et upc dite des fideles) condamne avec la dernière énergie « cette manœuvre de fraude te d’intimidation qui rappelle la sombre histoire hitlérienne » Elle demande aux chefs de blocs de « mettre un terme à ces pratiques illégales » et « prend l’opinion nationale et internationale à témoin sur ce que le RDPC à Douala 2eme sera responsable d’éventuels troubles à l’ordre public que ces pratiques totalement illégales et anti démocratiques pourraient engendrer »



allafrica

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