Congo-Brazzaville: Gouvernance – Une nouvelle expertise pour améliorer la gestion de la dette


L’absence de coordination entre entités publiques est considérée comme l’une des causes de la crise de la dette que connaît le Congo. Un groupe de travail recommande la centralisation de la gestion des créances à la Caisse congolaise d’amortissement(CCA) et une meilleure collaboration entre celle-ci et le Trésor public.

Le Congo vient d’adopter l’outil d’évaluation des actions publiques mis en place par la Banque mondiale, appelé CPIA. Au cours d’un atelier national initié par le Projet des réformes intégrées du secteur public, tenu à Brazzaville du 29 au 31 janvier dernier, des cadres sectoriels et des experts de la République démocratique du Congo ont essayé d’identifier les principaux défis du pays avant de formuler leurs recommandations.

C’est ainsi qu’en matière de la gestion économique, les participants ont exhorté le gouvernement à publier mensuellement les états sur l’exécution budgétaire ; à rendre effective la coordination de la gestion de la dette, en renforçant la coordination entre la CCA et le comité de cadrage macroéconomique, à dynamiser le comité national de la dette publique.

Afin de renforcer la transparence dans la gestion des créances, ils ont insisté sur la participation des acteurs de la société civile et la mise en place de l’organe de lutte contre la corruption. De même, le groupe de travail a appelé au respect scrupuleux de la stratégie annuelle des emprunts de l’État et à la poursuite des efforts liés à la mise en œuvre de la règlementation de change.

En ce qui concerne les politiques structurelles, les participants aux travaux de validation du CPIA ont plaidé en faveur de la publication régulière des statistiques du commerce par l’Institut national des statistiques et de la réalisation des enquêtes sur les ménages, ainsi que les Petites et moyennes entreprises ayant accès aux services financiers structurés.

Enfin, au sujet de la politique nationale en matière de l’inclusion sociale et l’équité, les experts ont souligné la nécessité de formaliser le cadre institutionnel chargé d’assurer la préparation et le suivi de la CPIA-Congo ; d’accélérer la mise en œuvre de la loi n°31-2019 du 10 octobre 2019 sur l’orientation de la performance de l’action publique. Ils ont, à cet effet, invité les autorités à contribuer à la vulgarisation du nouvel outil et à allouer des ressources financières conséquentes à l’INS et aux directions des études et de la planification, afin de leur permettre de jouer pleinement leurs rôles.

En rappel, la CPIA est un instrument de la Banque mondiale pour impulser la culture de la bonne gouvernance et pour améliorer le contrôle de la gestion économique, des politiques structurelles, des actions en faveur de la cohésion sociale. Les notes de la CPIA sont utilisées par la Banque mondiale depuis 1980 pour déterminer le niveau des aides au profit des pays africains.



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