Congo-Kinshasa: Gécamines – Un dossier d’1 milliard Usd accable les proches de Kabila


Un nouveau dossier des malversations financières et de détournement rebondit et met en cause Albert Yuma et certains proches de Joseph Kabila. Les révélations sont faites par « Unis », un réseau panafricain de lutte contre la corruption, dirigé par l’ancien banquier Jean-Jacques Lumumba.

Unis est une organisation très crédible, devenue un des principaux réseaux d’alerte sur les fuites de capitaux et la corruption en République démocratique du Congo (RDC).

Dans un courrier envoyé au Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, ce réseau attire son attention sur les « errements » dans la gestion de la Gécamines, sur la corruption et les contrats léonins qui ont permis de siphonner cette entreprise de l’Etat – aujourd’hui exsangue – au profit de quelques affidés du premier cercle du pouvoir de Joseph Kabila.

Une fois de plus, le nom d’Albert Yuma, le patron de la Gécamines est au centre du dossier. Lui et encore lui, dont la tête est réclamée, comme un symbole de la corruption de l’ancien régime par les Etats-Unis.

Des preuves accablantes

En trois contrats, le montant total du manque à gagner pour les caisses de l’Etat congolais s’élève ainsi à près d’1 milliards de dollars. Dans les contrats en question, sont explicitement cités, les noms des responsables de ces détournements au profit de quelques-uns et au détriment de tout un pays.

Avec ce courrier très bien documenté, Félix Tshisekedi peut, s’il le veut, remonter la chaîne qui l’amènera aux responsables et aux contrats léonins qui ont vidé les caisses de l’Etat.

Le courrier de Jean-Jacques Lumumba étaie et documente des accusations contre des kabilistes de premier rang. » Ce dossier ne devrait souffrir dans les tiroirs au nom d’une certaine coalition « , rumine un Enseignant de l’Unikin.

Le Président de la République a ainsi une aubaine pour ouvrir des dossiers et poursuivre des responsables de l’ancien régime qui ont détourné de centaines de millions de dollars, participant ainsi à la paupérisation de tout un peuple et la quasi banqueroute d’un Etat.

Si rien n’est fait sous prétexte d’un certain partenariat qui, finalement empêche le développement du pays, il sera difficile dans ces conditions d’impunité d’attirer des investisseurs crédibles.

Félix Tshisekedi a promis de faire de la lutte contre la corruption, son cheval de bataille. Voilà un dossier -« feuille de route » pour commencer.



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