Ile Maurice: Accident tram-voiture – Le Mauricio endommagé toujours en convalescence


Le rétablissement s’annonce dur pour le Mauricio impliqué dans un accident à Vandermeersch vendredi 31 janvier. Sécurité des passagers oblige, il n’a pas encore repris le boulot à ce jour.

En début de cette semaine, des experts et des techniciens lui ont rendu visite pour examiner la gravité des dommages subis suivant la collision avec une Kia Picanto. Metro Express Ltd est en attente de leur rapport avant de décider de la marche à suivre.

Selon un préposé au sein de la compagnie, il est difficile de déterminer l’étendue du temps de convalescence tant que le rapport ne leur soit pas remis. En attendant, l’un des trams qui avait été mis en mode stand-by assure la suppléance et les horaires ne sont donc pas perturbés.

Par ailleurs, les images de l’accident, publiées sur la toile peu après, ont soulevé des interrogations auprès des internautes. Ceux-ci se demandent si les images proviennent des caméras du projet Safe City et la question d’une possible atteinte à la vie privée a même été abordée.

Caméras sur le tracé

L’express est allé sur place pour y voir plus clair. Non, il n’y aucune caméra de Safe City qui se trouve aux alentours du lieu de l’accident. Les images ont été filmées à partir des caméras installées sur le tracé du Metro Express.

Lors de l’inauguration du Police Main Command & Control Centre du projet Safe City en aout 2019, Pravind Jugnauth avait d’ailleurs assuré que les images qui y sont visionnées servent uniquement à renforcer la sécurité du public. Elles pourront éventuellement être utilisées si une Cour de justice en fait la requête.

La conductrice interrogée

La conductrice impliquée dans l’accident a pu quitter l’hôpital. Elle a donné sa version des faits à la police de Rose-Hill, hier, mardi 4 février, en présence de son homme de loi Me Ashwin Kandhai.

L’esthéticienne de 40 ans habitante de Pailles a expliqué qu’elle avait emprunté la rue Vandermeersch et avait l’intention de sortir sur la rue Malartic. Elle dit ne pas avoir vu le panneau lui interdisant de tourner à gauche car cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pris cette route.

«Dès que j’ai négocié le virage, j’ai vu le tram mais c’était trop tard. J’ai paniqué et j’étais traumatisée après l’accident», a déclaré la quadragénaire aux enquêteurs. La conductrice est entrée en collision avec Mauricio qui se dirigeait vers Rose-Hill.

La possibilité qu’elle fasse l’objet d’une charge provisoire est minime mais elle risque, en revanche, une lourde contravention.

Ce qu’elle risque

Elle risque d’être poursuivie sous l’article 123A de la Road Traffic Act qui se réfère à la «careless driving» et stipule que «(a) Any person who drives a motor vehicle dangerously on a road or other public place, or at a speed, or in a manner, which is dangerous to the public, having regard to all the circumstances of the case including the nature, condition and use of the road or public place, and the amount of traffic which is actually, or which might reasonably be expected to be, on the road or public place, shall commit an offence and shall, on conviction, be liable to a fine of not less than 5,000 rupees nor more than 10,000 rupees and to imprisonment for a term not exceeding 6 months. (b) In the case of a second or subsequent conviction, the offender under paragraph (a) shall be liable to a fine of not less than 10,000 rupees nor more than 20,000 rupees and to imprisonment for a term not exceeding 12 months».

L’article 123 C de la même loi mentionne la conduite « without due care or reasonable consideration» et stipule que (1) «Any person who drives a motor vehicle on a road or other public place – (a) without due care and attention; or (b) without reasonable consideration for other persons using the road or public place, shall commit an offence and shall, on conviction, be liable to a fine of not less than 3,000 rupees nor more than 10,000 rupees and to imprisonment for a term not exceeding 3 months. (2) In the case of a second or subsequent conviction, the offender under subsection (1) shall be liable to a fine of not less than 5,000 rupees nor more than 20,000 rupees and to imprisonment for a term not exceeding 6 months. ».

Par ailleurs, l’article 41 de la Light Rail Act indique que «Any person who wilfully does or omits to do anything in relation to any light rail as a result of which the safety of any person travelling in a light rail vehicle is endangered or is likely to be endangered, shall commit an offence and shall, on conviction, be liable to a fine of not less than 100,000 rupees and not exceeding 500,000 and to imprisonment for a term not exceeding 5 years». La conductrice pourrait être verbalisée sous cette loi. Quant aux réparations au tram, elles devraient être assurées par la compagnie d’assurances de la conductrice si les torts de celle-ci sont établis.



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