Algérie: Djerad appelle à engager « sans attendre » les actions visant à réduire les accidents de la route


Alger — Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, appelé, lors d’une réunion du gouvernement mercredi, à engager « sans attendre » les actions visant à réduire les accidents de la circulation, au lendemain de l’instruction présidentielle relative au traitement de cette problématique.

Lors de cette réunion, le Premier ministre a abordé l’instruction présidentielle relative au traitement de la problématique de la sécurité routière par « le durcissement des mesures à l’encontre de tout comportement criminel dans la conduite, notamment les moyens de transport de voyageurs, de transport scolaire ou de transport de marchandises », précise un communiqué des services du Premier ministre.

A ce titre, et « dans l’attente de la mise en place d’un dispositif coercitif de plus grande consistance, plusieurs mesures ont été prises avec effet immédiat consistant à effectuer, à titre conservatoire, le retrait immédiat des documents d’exploitation des transporteurs à l’origine de ces accidents, renforcer les brigades mixtes entre les services relevant des directions de transports de wilaya (DTW) et les services de sécurité pour effectuer des contrôles inopinés sur l’ensemble du réseau routier », souligne la même source.Ils s’agit également de « renforcer les moyens liés à l’expertise des activités de contrôle technique des véhicules, contraindre les transporteurs exerçant sur les lignes de longue distance à utiliser le principe du deuxième conducteur et à respecter le temps obligatoire de conduite et de repos ».

Les autres mesures portent, en outre, sur l' »engagement d’opérations d’inspection, sur l’ensemble du territoire national, en direction des gares routières, des stations et autres espaces dédiés au transport de voyageurs pour vérifier l’état des moyens de transport en commun ainsi que le respect de la réglementation par leurs propriétaires et conducteurs, et la mise en place d’un fichier, par wilaya, de l’ensemble des conducteurs de transport de personnes et de marchandises pour assurer un suivi particulier de ceux ayant été à l’origine d’accidents », ajoute le communiqué.

Les pouvoirs publics se sont engagés à lutter contre les accidents de la circulation avec des mesures rigoureuses et plus sévères pour juguler ce fléau qui continue de faucher des vies humaines, avec plus de 3.200 personnes et plus de 31.000 blessés enregistrés en 2019.Un exposé présenté par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement, lors du dernier Conseil des ministres, fait état de 22.500 accidents corporels durant l’année 2019 ayant causé 3.200 décès et 31.000 blessés. Ces sinistres coûtent annuellement près de 100 milliards DA.

Il est à noter également que depuis le début de l’année 2020, quelque 5.349 accidents ont été enregistrés ayant coûté la vie à près de 200 personnes et plus de 6.500 blessés, selon un décompte basé sur les chiffres communiqués par les services de la Protection civile.Face à cette situation, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la prise de mesures juridiques « adéquates » pour la criminalisation du comportement des conducteurs de bus de transport public et scolaire en cas de « faute humaine par négligence, imprudence ou irresponsabilité ».

Les employeurs qui recrutent des conducteurs « sans s’assurer, au préalable, de leur état de santé psychologique et psychiatrique et de leur parcours professionnel » doivent également être concernés par ces mesures.Dans le même cadre, le chef de l’Etat a ordonné « le durcissement, de concert avec le ministère de la Justice, des mesures rigoureuses à l’encontre de tout comportement criminel dans la conduite, notamment en ce qui concerne les moyens de transport collectif et scolaire ».



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