Cameroun: Etat civil – Une meilleure communication gouvernementale s’impose


Un atelier de restitution des sondages d’opinion et de mise en route du projet d’élaboration d’une stratégie de communication gouvernementale sur l’état s’est tenu à Douala dernièrement.

L’état civil constitue l’une des sources permettant d’obtenir de façon continue des données sur le mouvement naturel de la population ( naissance, mariage, décès) . Ainsi, l’existence d’un système de l’état civil performant constitue une nécessité pour un état moderne car l’état civil revêt plusieurs niveaux d’importance. D’abord pour l’administration puisque les statistiques d’état civil jouent un rôle essentiel dans la planification, la programmation et le suivi-evaluation de la politique économique et sociale. Ensuite pour l’individu car l’établissement des actes d’état civil lui permet de jouir d’une identité et de plusieurs droits dans la vie sociale.

Au Cameroun, le système d’état civil souffre d’insuffisance diverses. Entre l’inadéquation des ressources humaines, logistiques et infrastructurelles illustrée par le manque de formation des acteurs et du personnel d’état civil, la fraude documentaire, un approvisionnement irrégulier des centres d’état civil en registres d’état civil et un taux relativement bas du recours des populations aux services de l’État civil.

C’est donc afin de palier les insuffisances évoquées plus haut que le gouvernement camerounais, assisté de certains de ses partenaires techniques et financiers a fait de la réforme de l’État civil une de ses priorités.

L’atelier de Douala était donc l’occasion pour les différents acteurs qui interviennent dans la chaîne de l’état civil au Cameroun de livrer dans un premier temps les résultats des sondages effectués sur les populations et dans un deuxième, penser des stratégies plus efficaces pour améliorer le système de l’état civil au Cameroun.Les participants à l’atelier ( journalistes, organismes de la société civile, responsables du bureau national de l’état civil , responsables des ministères de la communication et du ministère de la décentralisation et du développement local et les chefs de cellules de communication de certains ministères). Ont à la fin des travaux énuméré quelques points importants qui pourraient contribuer de façon considérable à l’amélioration du système d’état civil au Cameroun.

Ils ont donc proposé entre autre : de renforcer les actions de sensibilisation en utilisant les acteurs locaux pour soutenir la promotion de l’état civil au sein des communautés; de mettre en place une stratégie de communication prenant en compte les spécificités locales (langues, relais communautaires) et produire des outils de communication adaptés à chaque type de cibles ( spots publicitaires, dépliants, affiches, tracts, messages radio et autres ; renforcer la formation des personnels de l’état civil en vue d’améliorer leurs connaissances de la réglementation en matière d’état civil ainsi que leurs compétences professionnelles ; renforcer le plaidoyer envers les acteurs du secteur de la justice ; réprimer disciplinairement , civilement et pénalement les abus dont se rendent coupables certains acteurs du système d’état civil notamment les cas d’extorsion des frais pour la fourniture de services soumis au principe de gratuité.

Toutes ces propositions ont été soigneusement conservées par les responsables du programme d’appui à citoyenneté active ( PROCIVIS) qui les soumettront au gouvernement afin que celui ci puisse améliorer son système d’état civil.



allafrica

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