En Hongrie, un programme scolaire vu comme un “poison pour la pensée”



Le socle commun d’apprentissage prévu pour la rentrée 2020 scandalise plusieurs associations d’enseignants. Les professeurs dénoncent notamment la présence d’auteurs antisémites dans le programme de littérature au détriment du survivant de la Shoah et prix Nobel Imre Kertész, grand oublié de la liste.

“Comment élève-t-on de bons sujets à l’école ?”, demande en une Heti Világgazdaság (HVG) en réaction aux futurs programmes scolaires qualifiés de “poison pour la pensée” par l’Association des professeurs hongrois. Croisant un compas et la couronne à croix penchée du premier roi chrétien de Hongrie (Saint-Étienne), l’hebdomadaire budapestois craint la soumission des enseignants et écoliers, tels les sujets d’un souverain, aux vues du ministère des Ressources humaines chargé de l’éducation nationale.

Le programme de littérature exclut le rescapé de la Shoah et Prix Nobel Imre Kertész tout en rendant obligatoire l’apprentissage de l’œuvre de l’auteur pro-nazi Albert Wass condamné pour crimes de guerre. Celui d’histoire accorde plus de place aux goulags soviétiques qu’aux camps de la mort nazis et insiste particulièrement sur les souffrances occasionnés par le traité de Trianon du 4 juin 1920 ayant amputé la Hongrie des deux-tiers de son territoire historique.

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