En Inde, la pendaison des condamnés à mort pour viol tourne à la bagarre politique



Les quatre hommes reconnus coupables du viol, le 16 décembre 2012, à Delhi, de la jeune Nirbhaya, auraient dû être exécutés le 1er février. Il ne leur reste que quelques jours pour aller au bout de leurs recours en justice.

La peine capitale existe toujours en Inde, mais elle est très rarement appliquée. Ceci explique peut-être pourquoi l’exécution des auteurs du viol effroyable de Nirbhaya, 23 ans, est en train de virer au conflit politico-judiciaire. L’étudiante de Delhi, de son vrai nom Jyoti Singh, avait été torturée par six hommes sous les yeux de son fiancé dans un autobus, en décembre 2012. Elle avait succombé à ses blessures quelques jours plus tard dans un hôpital de Singapour, provoquant la colère du pays tout entier et forçant les autorités à durcir la loi contre les violeurs.

L’un des accusés a été retrouvé pendu dans sa cellule trois mois plus tard, un autre, mineur au moment des faits, a recouvré la liberté au bout de trois ans, tandis que les quatre autres ont été, depuis, condamnés à mort. Ils devaient être pendus le 1er février. Or au dernier moment, la justice a suspendu leur exécution, estimant que tous les recours n’avaient pas été épuisés. “Mercredi 5 février, la Haute Cour de Delhi leur a donné une semaine pour faire valoir leurs derniers droits”, bien qu’ils aient déjà essuyé le refus de la grâce présidentielle, indique le site d’information 

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Guillaume Delacroix





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