Isabelle Kocher sur un siège éjectable



La directrice générale d’Engie pourrait bien être écartée lors d’un conseil d’administration prévu ce jeudi 6 février. L’État, actionnaire de l’entreprise, ne semble pas la soutenir. Une position qui pourrait être mal interprétée du point de vue de l’égalité femmes-hommes.

Est-ce “la fin de l’ère Isabelle Kocher chez Engie ?” s’interroge L’Écho belge. La question de l’avenir de la directrice générale est en effet “sur toutes les lèvres”. Officiellement, le conseil d’administration du géant de l’énergie devait se prononcer sur le renouvellement de son mandat le 27 février prochain, lors de la publication des résultats annuels d’Engie.

Toutefois, une séance extraordinaire a été convoquée ce jeudi 6 février et “peu d’observateurs doutent que le sort de la seule femme dirigeante d’une entreprise du CAC 40 ne soit pas sur la table”, complète Le Soir. “Il ne fait à peu près aucun doute qu’Isabelle Kocher perdra son poste à l’issue de cette réunion”, juge même la Süddeutsche Zeitung.

Personnage clivant

Cela fait quelques mois qu’Isabelle Kocher est sur la sellette, explique encore Le Soir. “On reprocherait à la patronne d’Engie de ne pas être assez opérationnelle et impliquée dans l’exécution de sa stratégie”, poursuit La Libre, depuis la Belgique.

Sa volonté de “faire de l’énergéticien un ‘leader de l’énergie bas carbone’ et qui se refuse de se séparer de certaines activités, notamment les infrastructures gazières” ne fait pas l’unanimité dans une entreprise minée par une lutte de pouvoir. Le conseil d’administration est en effet sujet aux discordes depuis plusieurs années, relate le Financial Times.

Les tensions ont été constantes entre les partisans de la directrice générale et ceux restés fidèles à son prédécesseur Gérard Mestrallet. Ce dernier avait gardé la fonction de président non exécutif du conseil d’administration jusqu’en mai 2018, et la nomination de Jean-Pierre Clamadieu.”

Par ailleurs, “le cours de Bourse d’Engie a stagné depuis son intronisation en 2016”, ajoute La Libre, “ce qui ne [plaît] pas à l’État français qui souhaite revendre une partie de ses parts”. Il est aujourd’hui actionnaire à hauteur de 23,64

[…]

Audrey Fisné et Adrien Palluet





A lire aussi

Laisser un commentaire