La Chine tousse, le monde s’enrhume



L’épidémie de Sras, en 2003, avait peu perturbé l’économie mondiale. Mais la Chine pesait beaucoup moins qu’aujourd’hui dans les échanges commerciaux, rappelle The New York Times.

En 2002, quand le virus mortel responsable du Sras a fait son apparition en Chine, les usines du pays ne fabriquaient pour l’essentiel que des produits bon marché, comme des tee-shirts et des baskets, vendus dans le monde entier.

Dix-sept ans plus tard, un autre coronavirus meurtrier [le 2019-nCoV] se répand rapidement dans le pays le plus peuplé du monde. Mais entre-temps, la Chine est devenue l’un des rouages clés de l’économie planétaire, aussi l’épidémie représente-t-elle aujourd’hui une menace bien plus importante pour les entreprises. Les multinationales qui dépendent des usines chinoises pour fabriquer leurs produits et des consommateurs chinois pour les vendre tirent déjà la sonnette d’alarme. L’affaire risque de coûter cher.

Apple [qui assemble la plupart de ses produits dans ce pays et y réalise plus de 15 % de son chiffre d’affaires], Starbucks et Ikea ont fermé temporairement leurs boutiques en Chine. Les usines qui assemblent des voitures pour General Motors et Toyota [mais aussi Ford, PSA, Renault] accusent des retards de production, attendant que les ouvriers reviennent des congés associés au nouvel an lunaire, prolongés par les autorités afin d’endiguer la progression du virus. Les compagnies aériennes internationales ont annulé leurs vols vers la Chine.

Assouplir les conditions d’emprunt

Cette année, la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois devrait fléchir, pour se situer à 5,6 %, par rapport à 6,1 % l’an dernier, selon les estimations prudentes du cabinet d’études Oxford Economics, fondées sur l’impact du virus jusqu’à présent. Ce qui entraînerait alors une baisse de la croissance mondiale de 0,2 %, qui s’établirait à 2,3 % – le taux le plus faible depuis la crise financière d’il y a dix ans.

Preuve de leur inquiétude grandissante, le 2 février, les dirigeants chinois ont annoncé leur intention d’injecter de l’argent frais dans leur économie, débloquant l’équivalent de 19 milliards d’euros nets pour assurer un bon niveau de liquidité monétaire et assouplir

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Peter S.Goodman

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Avec 1 400 journalistes, 35 bureaux à l’étranger et 127 prix Pulitzer et plus d’un million d’abonnés, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute

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