Lancement du Programme de développement et d’adaptation au changement climatique


«D’un coût global d’environ 122 milliards de FCfa, dont 13,8 milliards de FCfa pour le Mali, le Pidacc/Bn contribuera à l’amélioration de la résilience des écosystèmes du fleuve Niger et des populations par une gestion durable des ressources naturelles en faveur de 130 millions de personnes dans 9 pays », renseigne un communiqué de la Bad reçu au Journal de l’économie malienne (Lejecom).

« Le Pidacc est une réponse à la problématique du changement climatique. Il contribuera à un triple gain pour les populations du Bassin du fleuve Niger, la lutte contre la pauvreté en milieu rural, la lutte contre les changements climatiques et la lutte contre la migration ou l’exode rural des jeunes par la création d’emplois dans le développement des chaînes de valeur des produits agro-pastoraux », a précisé la responsable du bureau-pays de la Banque au Mali, Mme Haly Louise Djoussou-Lorg.

Le projet permettra de développer la résilience des écosystèmes et des ressources naturelles et d’accroître la résilience des populations affectées par le changement climatique. Il permettra notamment la récupération de 140 000 hectares de terres dégradées, la construction de 209 infrastructures hydrauliques pour des activités agro-pastorales et piscicoles. Il aidera aussi à la mise en œuvre de 450 sous-projets de développement de chaîne agricole et de 184 Pme des jeunes ainsi qu’au renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique d’un million de ménages maliens.

«Le Programme, qui bénéficie également d’un appui d’autres bailleurs comme l’Union européenne à travers le Pagoda, le Fonds vert pour le climat (Fvc), le Fonds stratégique pour le climat (Fsc), Le Fonds mondial pour l’environnement (Fem), le Fonds d’investissement forestier (Fif), et la Coopération allemande Kfw, sera mis en œuvre dans les portions des bassins supérieurs du Delta intérieur et de la Boucle du Niger. Il couvrira six régions administratives maliennes à savoir, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao », précise-t-on.

Créée en 1964 à Niamey, l’Autorité du bassin du Niger (Abn) est l’une des plus anciennes organisations intergouvernementales africaines.

L’Abn a pour mission de promouvoir la coopération entre les pays membres et d’assurer un développement intégré du bassin. Les États membres sont : le Burkina, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, et le Tchad. Son siège est à Niamey (République du Niger).

Adou FAYE



leje

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