Congo-Kinshasa: Un atelier national pour identifier, suivre et atténuer les risques budgétaires


Les travaux de l’atelier national sur l’identification, le suivi et la gestion des risques budgétaires ont été lancés ce lundi 3 février 2020, à Kinshasa.

Organisées par le Centre régional d’assistance technique du Fonds monétaire international pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre) et le Ministère des Finances de la RDC à travers le COREF, sur financement du projet PROFIT Congo, ces assises réunissent, durant 5 jours, les experts de différentes institutions notamment le Ministère des finances, du Plan, de l’Economie nationale, les Ministères sectoriels clés, la Banque Centrale du Congo, l’Assemblée Nationale , l’ARMP ainsi que la Cours des comptes. L’atelier est organisé autour de séquences conçues pour encourager les discussions et le partage d’expériences. Il alternera présentations, travaux de groupe et discussions ouvertes. Il comprendra également du temps pour échanger bilatéralement avec les experts du FMI sur des questions spécifiques au renforcement de la gestion macro-budgétaire.

Cet atelier vise à former les participants sur les aspects conceptuels et les dispositifs institutionnels et pratiques d’identification, d’évaluation et de gestion des risques budgétaires. Cela leur permettra notamment de définir les risques budgétaires et reconnaitre leur principales caractéristiques, d’initier un inventaire des risques budgétaires auxquels le pays peut être confronté, d’adopter des méthodes adéquates pour l’analyse des risques macroéconomiques et de définir le format, les sources d’information et les analyses du rapport sur les risques budgétaires.

Les participants à ces travaux bénéficieront de l’encadrement technique des experts d’AFRITAC Centre, avec le concours du Comité d’orientation des réformes des finances publiques (COREF), à travers le projet Profit-Congo.

Le Directeur de cabinet du Ministre des Finances, qui a donné le go à ces assises, reste convaincu que cet atelier offre l’opportunité de bien cerner les problèmes liés aux risques budgétaires. « Pendant ces 5 jours, les participants devraient être en mesure de définir les risques budgétaires et reconnaître leurs principales caractéristiques ; de faire un inventaire des risques budgétaires auxquels le pays peut être confronté, les évaluer et identifier les canaux de transmission vers le budget et la dette de l’Etat », a-t-il laissé entendre.

Pour le ministre des Finances qui s’est fait représenter, ce qui importe à la fin, est d’aboutir à un plan d’actions devant permettre au gouvernement de bien identifier et suivre les différents risques budgétaires. La RDC, dit-il, est confrontée depuis de nombreuses années à la transformation des risques budgétaires en sinistre budgétaire. Pour en découdre, il faut d’abord identifier les risques budgétaires et arriver à les prendre en charge.

« Quand vous n’arrivez ni à les identifier, ni à les prendre en charge, les risques deviennent des sinistres et deviennent une seconde habitude de l’économie. La première chose à faire pour bâtir un développement, c’est d’abord lutter contre l’inflation à court terme, stabiliser la situation à court terme », a déclaré Vincent Ngonga.

Notons que l’objectif global des travaux en groupe est de soutenir le développement de l’expertise concernant les risques budgétaires au sein de l’administration de la RDC. Ces progrès pourront ensuite être mobilisés dans le cadre de la rédaction de la documentation budgétaire, mais également lors des activités quotidiennes, contribuant ainsi à l’amélioration de la gestion des finances publiques.

Contexte

Vincent Ngonga a noté qu’en adoptant le plan stratégique de la Réforme des Finances Publiques en mars 2010, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo s’est engagé dans un vaste chantier des réformes avec comme ambition de faire du système de gestion des finances publiques un instrument de promotion de la croissance et de lutte contre la pauvreté.

Et, en 2010, la loi relative aux finances publiques prône notamment, une gestion axée sur la performance.

Une approche de gestion budgétaire qui recommande le renforcement du système budgétaire classique notamment, la crédibilité du budget, la transparence, le système comptable et le contrôle des finances publiques.

La tenue de cet atelier vient donc à point nommé et cela implique, dans le chef du gouvernement, une attitude conséquente. Celle de l’obligation de pouvoir non seulement anticiper les risques budgétaires exogènes mais aussi de minimiser les effets des risques endogènes par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle ad hoc.

L’on comprend, ainsi, toute la portée de cette assistance technique du Fonds monétaire international pour concevoir et mettre en place les dispositifs de gestion optimale des risques budgétaires et améliorer, par ricochet, le niveau de crédibilité du budget en RDC par l’adhésion aux normes internationalement admises et, de ce fait, l’usage des bonnes pratiques.

Les travaux de cet atelier vont se clôturer ce vendredi 7 février prochain.



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