Education au numérique : Les élèves du Lycée Philippe-Zinda-Kaboré sensibilisés à une utilisation responsable des TIC


La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) poursuit sa campagne d’éducation au numérique. Ce jeudi 6 février 2020, c’était au tour des élèves du Lycée Philippe-Zinda-Kaboré de recevoir une délégation de la CIL venue échanger avec eux sur le thème « Les élèves, internet, réseaux sociaux et téléphones portables : avantages et inconvénients, conseils pratiques pour une utilisation saine et responsable des TIC ».

Bien d’élèves utilisent internet et les réseaux sociaux sans avoir connaissance des risques d’une utilisation sans précautions. Selon Ahmed Noël Ouédraogo, secrétaire général de la CIL, depuis maintenant quelques années, l’institution reçoit régulièrement des plaintes d’élèves, soit parce que leurs photos ont été prises et diffusées sur les réseaux sociaux à leur insu, soit ils font l’objet de chantage ou d’arnaque. « Tout cela se passe à cause de la divulgation ou du mauvais usage de leurs données à caractère personnel. C’est pour cela que depuis 2014, on a initié la campagne d’éducation au numérique pour sensibiliser les élèves pour une utilisation saine et responsables des TIC, de l’internet, des réseaux sociaux, du téléphone portable », a expliqué M. Ouédraogo.

Ahmed Noël Ouédraogo, SG de la CIL

Et de 2014 à maintenant, la CIL estime avoir touché un grand nombre d’élèves avec des retours positifs : « Maintenant, quand vous croisez quelqu’un qui a déjà eu l’occasion de participer à une séance de sensibilisation de la CIL et que vous lui posez quelques questions, la personne vous donnera des réponses satisfaisantes concernant les précautions qu’elle prend quand elle est sur ces plateformes ».

Pour continuer donc à toucher le maximum d’élèves, la CIL lance chaque année une campagne de sensibilisation au numérique. La présente campagne lancée le 28 janvier 2020 à l’occasion de la Journée internationale de la protection des données à caractère personnel, concernera cinq établissements scolaires de la ville de Ouagadougou. Outre ceux-ci, la campagne concernera aussi des lycées d’autres provinces du Burkina Faso.

Madi Compaoré, censeur du Lycée Zinda après la campagne d’éducation au numérique initiée par la CIL

Madi Compaoré, censeur du Lycée Philippe-Zinda-Kaboré, salue l’initiative de la CIL de sensibiliser les élèves à l’utilisation responsable des technologies de l’information et de la communication. « Cette initiative est la bienvenue au regard des difficultés que les téléphones posent aujourd’hui. Il y a deux ou trois ans déjà, il y avait sur les réseaux sociaux des publications qui ne faisaient pas honneur à l’école burkinabè. Et lorsque la Commission de l’informatique et des libertés se saisit de la question pour une telle sensibilisation à l’endroit des élèves, pour que ceux-ci soient responsables dans l’utilisation des TIC, réseaux sociaux et portables, je pense qu’il n’y a rien de tel. Aujourd’hui, quoi qu’on dise, on ne peut pas se passer du téléphone portable. Mais il faut que les gens sachent comment l’utiliser en toute responsabilité. Or, nos élèves, nos enfants ont besoin de cette sensibilisation », relève-t-il.


Les élèves, quant à eux, sont unanimes et partagent le point de vue de leur censeur, quant à la pertinence de cette campagne d’éducation au numérique à leur endroit. Eux, qui ne mesurent bien souvent pas les risques qu’ils prennent en s’exposant sur les réseaux sociaux, sont contents que la CIL leur parle des avantages et des inconvénients liés à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Aouba Ismaël Jordan, en classe de seconde C, admet : « Avant, je communiquais avec des inconnus sur Facebook. Souvent, ils me demandent mon numéro de téléphone. Mais avec la sensibilisation, je vais maintenant faire plus attention avec qui je communique sur Facebook ».

Même son de cloche chez ses camarades Chantal Bouda en classe de 1re A et Némata Congo en classe de 1re D : « Je suis très contente de la sensibilisation. Ça va nous aider à faire plus attention avec le téléphone », confie mademoiselle Congo.

Justine Bonkoungou

Lefaso.net





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