Congo-Brazzaville: 2e édition Kamba’s Awards – « Grave erreur 2 », le film le plus primé


Organisée le 7 février à l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville, la deuxième édition des Kamba’s Awards a gratifié une dizaine d’artistes pour leur travail remarquable. « Grave erreur 2 » arrive en tête des distinctions décernées lors de cette soirée du cinéma congolais.

C’est dans une ambiance électrique et face à un public chaud que la deuxième édition des Kamba’s Awards, ayant pour thème « Le cinéma à l’ère du numérique » a vécu avec éclat. Au total, douze catégories étaient en compétition face auxquelles « Grave erreur 2 » a taillé la part du lion.

Sorti en avant-première le 7 décembre 2019 à Pointe-Noire, « Grave erreur 2 » est une réalisation de Richi Mbebele qui fait suite à sa première version sortie en 2016. Lors de la soirée des Kamba’s Awards, le film a remporté, lui seul, six prix : meilleur acteur premier rôle (Michael Thamsy), meilleure actrice premier rôle (Imelda Maboueki), meilleur acteur second rôle (Richi Mbebele), meilleure actrice second rôle (Amanda Baye), meilleur réalisateur (Richi Mbebele) et meilleur scénario (Grave erreur 2).

« Après le succès de Grave erreur 1, plusieurs personnes m’ont sollicité pour faire une suite de ce film. Heureux que le résultat soit autant plébiscité et pour moi tous ces prix sont une récompense du cinéma congolais. Merci au public qui nous accompagne depuis nos premiers pas dans cet univers artistique et nous souhaitons bon vent aux Kamba’s qui participent à rehausser le secteur cinématographique au Congo », a déclaré Richi Mbebele.

Les autres lauréats

S’agissant des autres catégories, le prix de la révélation féminine a été remporté par Doria Lembe et celui de la révélation masculine est revenu à Hermann Kimpo. Dans la catégorie film, « Diboulou » d’Albe Diaho, « La dernière crise » de Queen’c Matt et « Une pour tous » de Michael Gandoh ont remportés respectivement les prix du meilleur long-métrage, court-métrage et documentaire.

Le jury a reconnu que la tâche n’était pas du tout facile pour parvenir à ces conclusions. « Il nous a fallu être objectif et professionnel. En effet, le but n’est pas tout simplement de faire plaisir aux cinéastes et à leurs fans mais plutôt de récompenser le meilleur des meilleurs pour rendre encore plus compétitives les productions cinématographiques congolaises, à l’échelle nationale et internationale », a souligné Fortuné Batéza, président du jury.

Initiés pour valoriser le septième art au Congo, Les Kamba’s Awards sont une initiative du ministère de la Culture et des Arts en partenariat avec l’IFC et Rwandair. Cette année, le Rwanda a été le pays à l’honneur à travers Joël Karekezi, Etalon d’or au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en 2019 pour son film « La miséricorde de la jungle ».

Notons que l’événement doit son nom à Sébastien Kamba, l’un des premiers cinéastes congolais après les indépendances. Aujourd’hui à la retraite, il a réalisé plusieurs films de qualité parmi lesquels La rançon d’une alliance, Le corps et l’esprit, Kaka yo. Actuellement à Paris pour une collaboration, le doyen du cinéma congolais était absent lors de cette cérémonie ayant connu la participation de quelques ambassadeurs accrédités au Congo, des autorités publiques et plusieurs acteurs culturels.

Jean-Michel Tchissoukou, prix d’honneur des Kamba’s Awards 2020

Marque de reconnaissance aux cinéastes et réalisateurs ayant fait le beau temps du cinéma congolais après les indépendances, le prix d’honneur de la deuxième édition des Kamba’s Awards a été décerné à Jean-Michel Tchissoukou (né en 1942 à Pointe-Noire et mort en 1997 à Brazzaville). Pour Claver Lembouka, directeur de la cinématographie et initiateur des Kamba’s, ce prix vise à faire de cet homme l’un des pionniers du cinéma congolais, un patrimoine national, de génération en génération.

De retour au Congo, après des études de cinéma à Paris, Jean-Michel Tchissoukou a travaillé pendant dix ans pour la chaîne de télévision nationale. En 1970, il réalise son premier film, un moyen métrage, Illusions. Le réalisateur congolais passe au long métrage en 1979 avec « La Chapelle », un film humoristique qui décrit les tensions, dans les années 1930, entre les religions africaines précoloniales et l’Église catholique. Le film remporte le Prix de l’authenticité au Fespaco 1981, au Burkina Faso. M’Pongo (Les Lutteurs), sorti en 1982, a été son deuxième long-métrage.



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