Conseil supérieur de la communication : Des vœux pour affronter une année de défis


Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a présenté ses vœux aux responsables des agences de communication, et des organisations professionnelles des médias. C’était dans la soirée du 7 février 2020 au siège de l’institution à Ouagadougou. 2020 année électorale dans un contexte d’insécurité, sera faste pour le CSC qui veut accorder ses violons avec ses partenaires en vue de relever les défis.

Tradition respectée au Conseil supérieur de la communication (CSC). En cette nouvelle année, le collège des conseillers de l’institution a présenté ses meilleurs vœux aux responsables des agences de communication, des médias et des organisations professionnelles des médias. Lors d’une cérémonie sobre, les différentes parties prenantes se sont félicitées des bons résultats engrangés au cours de l’année écoulée.


« L’actualité nationale est déjà foisonnante en ce début d’année. En même temps que cela traduit une vitalité de notre démocratie, elle nous invite à une plus grande vigilance dans le traitement de l’information en cette électorale, dans un contexte de défis sécuritaires », a dit Mathias Tankoano président du CSC.

Pour relever les défis, le CSC a entrepris le renforcement de son dispositif technique de contrôle des contenus médiatiques, à travers la signature d’une convention avec la Haute autorité de la communication audiovisuelle du Maroc pour l’acquisition d’un système performant de monitoring des médias. Cela permettra à l’institution de régulation d’élargir le champ de régulation, et de relever les nouveaux défis engendrés par la menace terroriste et l’extrémisme violent.


Selon le premier responsable du CSC, l’institution qu’il préside a un double défi cette année. Assurer la police du discours politique, et assurer l’accès équitable aux médias à tous les candidats aux prochaines consultations électorales. « Le rôle que doit jouer la communication est indéniable pour la réussite des scrutins et pour la préservation de la paix sociale », a poursuivi Mathias Tankoano qui a de ce fait, invité les des médias à relayer toutes les opinions dans leur diversité avec beaucoup de professionnalisme et de responsabilité. Ce, pour informer sainement les populations et à être des vecteurs de paix et de cohésion sociale.

Tour à tour, les représentants des organisations professionnelles des médias, Charlemagne Abissi, et de publicitaires associés Salif Sanfo ont félicité le CSC pour les résultats engrangés en 2020. Chacun des représentants a fait un plaidoyer pour un environnement plus viable pour des entreprises de presse et de communication prospère. « Il faut barrer la route aux agences de communication fantôme. Cette année on ne se laissera pas faire », dira Salif Sanfo qui a souhaité que l’expertise nationale soit promue dans la cadre des campagnes électorales à venir.


Charlemagne Abissi lui, a sollicité un accompagnement plus accrue pour la survie des entreprises de presse, dans un contexte où la TNT en même temps qu’elle est une opportunité, risque d’étouffer les télévisions, avec les nouvelles taxes qui pèsent sur leurs épaules.

Le président du CSC a rassuré que des actions déjà entreprises en 2019, vont être poursuivies et renforcées en 2020. Il s’agit du plaidoyer pour l’allégement de la fiscalité applicable aux entreprises de presse ; la réflexion sur la nécessité d’encadrement des contenus audiovisuels, diffusés sur internet ; et la mise en œuvre de la règlementation de l’activité publicitaire en vue d’assainir ce secteur.


La cérémonie de présentation des vœux a été l’occasion pour le CSC de témoigner sa gratitude à deux membres de son équipe admis à la retraite. Il s’agit de Justin Tionon et de Fatoumata Ouédraogo. Ils ont reçu des présents et des attestations de reconnaissance pour services rendus l’institution de régulation des médias.

Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net





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