khat, une nouvelle drogue saisie par la police – IWACU


A l’issue d’une conférence de presse de ce vendredi 7 février, le porte-parole de la police a présenté un certain Salum Hussein comme narcotrafiquant. Il a été attrapé avec 243 colis de feuilles de Khat.

Ces sont des feuilles encore fraîches qui, à première vue, peuvent être assimilées à du thé, enveloppées dans des feuilles de bananiers. Le porte-parole de la police fait savoir que ces colis ont été saisis le 4 février en commune Isare, colline Benga, province Bujumbura, dit ’’rural’’.

« Ils ont été saisis à bord d’un véhicule d’un certain Salum Hussein, il venait de les récupérer à partir d’un autre véhicule en provenance de l’extérieur du pays. Ce dernier a précisé que ces feuilles de khat provenait de l’Ouganda », a tenu à préciser Pierre Nkurikiye.

Pour lui, c’est une nouvelle variété de drogue très dangereuse jamais connue au Burundi. « C’est en réalité une substance narcotique plus forte que le chanvre indien auquel nous sommes habitués ».

Le khat est cultivé et consommé, dit-il dans la sous-région comme le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et surtout en Somalie. Dans certains de ces pays, on l’utilise pour des faits culturels.

Il a ajouté également que cette plante a été interdite de consommation notamment par le Conseil des ministres des pays de l’EAC, l’organisation sous régionale de la police et les bureaux nationaux de la police internationale criminelle (Interpol). Le porte-parole de la police appelle la population à la vigilance et informer la police sur toute chose suspecte.

Le khat contient d’alcaloïde cathinone, un stimulant, qui provoquerait l’excitation, la perte d’appétit et l’euphorie. Les feuilles de khat se mâchent fraîches ou s’utilisent séchées comme infusion.

Parmi les communautés des régions où la plante est indigène, la mastication du khat a une histoire en tant que coutume sociale remontant à des milliers d’années.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a classée en 1980 comme une drogue pouvant entraîner une dépendance psychologique bien qu’il ne considère pas la dépendance au khat comme un problème grave.



burundinews

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