Entrepreneuriat : Le cabinet EcoFinTech lance un programme pour développer l’esprit d’entreprise chez les jeunes


Le cabinet d’expertise financière « Economie-finance-technique (EcoFinTech) » a lancé, samedi 8 février 2020, son programme « School entreprise program » au Lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamzina (ex-LTO). C’est un programme annuel qui vise à susciter l’esprit d’entreprise et développer la culture entrepreneuriale chez les jeunes scolaires. La cérémonie a eu lieu sous le patronage du ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro.

C’est sous le thème « Programme du défi de l’entrepreneuriat à l’école » que le cabinet EcoFinTech (EFT) a lancé son programme « School entreprise program ». Objectif : amener les élèves burkinabè à cultiver l’esprit d’entreprise depuis leur jeune âge. Un programme qui se veut annuel avec des sensibilisations et formations des jeunes scolarisés à l’esprit d’entreprise pour chaque édition.

Pour commencer, le programme prévoit de se dérouler dans quatre villes du pays : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya au profit de 1 500 scolaires. Des sensibilisations dans les lycées retenus, des visites d’entreprises et des conférences sur les success stories et le développement personnel sont les activités prévues à cet effet.


Pour le coordonnateur du programme, André Kelgwendé Sawadogo, il y a un problème de conception de l’entreprenariat au Burkina Faso. D’aucuns pensent que ceux qui réussissent sont ceux qui occupent des postes dans l’administration publique. C’est pourquoi, ajoute-il, il faut faire comprendre aux jeunes scolaires que dans les pays développés, ce sont ceux qui n’ont pas réussi qui vont dans la fonction publique. Et pour réussir ce pari et faire un meilleur casting, des jeunes qui ont réussi à concilier étude et entreprenariat ont été invités à ce lancement pour partager leur expérience. Dans leur rang, Norbert Bangré alias l’Américain, invité d’honneur ; Moumouni Diala, président du Conseil national de la jeunesse, invité spécial ; et d’autres jeunes entrepreneurs tels que Silvère Salga, promoteur de Salgatech Int.

André Sawadogo, coordonnateur du programme

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles », disait Sénèque. Ils l’ont démontré, ces jeunes entrepreneurs, à travers leurs témoignages emprunts d’émotions et de passions. Des parcours de combattants, ils ont dépeint les réalités du système dans lequel le Burkina a longtemps évolué.

Pour Silvère Salga, il y a des gens qui étaient si bien à l’école et ils ne sont pas devenus de grandes personnalités dans leur vie. Et Pourquoi ? « C’est la différence entre le quotient intellectuel et le quotient émotionnel », répond-il. Un individu qui a un quotient intellectuel fort mais qui n’arrive pas à maîtriser le quotient émotionnel, qui lui permet d’avoir une puissance imaginative, d’adaptation et de débrouillardise, il va juste se limiter à ses diplômes, soutient-il. « Mais une chose est certaine ; retenez que l’emploi est mort, place à l’initiative », conclut-il.

Silvère Salga, promoteur de Salgatech

Pour les organisateurs, le système que propose Ecofintech est une complémentarité au système éducatif en place. Il ne cherche pas à se substituer à ce système, d’où le choix de présenter des personnes qui ont réussi à concilier études et entreprenariat, telles que le sieur Bangré dit l’Américain et tous ceux qui sont venus avec lui.


En plus du patron qui est ministre de l’Education nationale, le programme est parrainé par ministre de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré. Pour son représentant, Romain Kaboré, le ministère de la Promotion de l’entreprenariat des jeunes a aussi prévu la formation d’environ 100 000 élèves et étudiants en entreprenariat, et l’initiative de Ecofintech va participer à l’atteinte des objectifs de la même activité.

Romain Kaboré, représentant du parrain

Il a encouragé l’initiative et réitéré la disponibilité du ministère à accompagner le programme pour qu’il connaisse un succès.

Etienne Lankoandé

Lefaso.net





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