Allemagne. Le parti d’Angela Merkel perd sa tête



Après le séisme politique provoqué par l’alliance de la CDU avec l’extrême droite pour faire barrage à la gauche en Thuringe, la présidente des chrétiens-démocrates, Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK), annonce sa prochaine démission.

“Avis de tempête sur AKK”, titre ce lundi matin Die Tageszeitung (TAZ). “La présidente de la CDU [Union chrétienne-démocrate], Annegret Kramp-Karrenbauer [AKK], affronte de forts vents contraires.” Après le séisme politique du 5 février, qui a vu les députés de la CDU et du parti libéral (FDP) s’allier à l’extrême droite d’Alternative pour l’Allemagne (AfD) pour faire barrage à la gauche en Thuringe, le pays est en pleine ébullition – et la CDU au premier chef.

Non seulement AKK est contestée par ses amis politiques de Thuringe, poursuit le quotidien de gauche, mais d’autres, ailleurs, s’emploient à lui scier la branche.”

Après que les sommets de crise n’ont cessé de s’enchaîner au plus haut niveau de la sphère politique allemande depuis plusieurs jours, AKK annonce, à la sortie de la réunion des instances dirigeantes de la CDU, qu’elle renonce à une candidature à la chancellerie lors des élections générales prévues en 2021 et, par voie de conséquence, à la présidence de la CDU. Son départ devrait être effectif dans quelques mois. À la demande d’Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer reste ministre de la Défense du gouvernement de grande coalition.

Source

Le journal alternatif Tageszeitung, ou Taz, est né en 1978 à Berlin-Ouest en réaction au terrorisme d’extrême gauche de la Fraction armée rouge (RAF). Il s’est imposé comme le quotidien de gauche des féministes, des

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