Des professionnels des médias italiens et sénégalais main dans la main contre la narration toxique sur la migration


Aware MIgrant, une campagne du bureau de l’OIM en Italie et la Carta Di Roma ont organisé à Rome, un séminaire auquel prennent part des journalistes venus de quatre pays africains, à savoir la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Tunisie et le Nigeria.

Les organisateurs veulent à travers ce séminaire dont la durée est d’une semaine, combattre la narration toxique de la migration en Europe.

Née de la volonté de journalistes italiens de changer la donne dans la façon de raconter la migration dans l’espace médiatique local, l’association Carta Di Roma voit à travers cette nouvelle expérience un moyen d’atténuer davantage les mauvaises pratiques.

Cette couverture médiatique alarmiste a impacté la perception que les Italiens ont de la Migration, selon Flavio Di Giacomo. Un sondage a révélé qu’en Italie, l’opinion publique est persuadée que 30% de la population sont issus de la migration irrégulière. Or les chiffres détenus par l’OIM sont très loin de ce qui apparaît comme une infox. La réalité des chiffres révèle 3% de la population alors que sur toute l’Europe, c’est 7%. Ce qui veut dire qu’il est urgent de démêler le vrai du faux.

Pour ce faire, Paolo Barreta est d’avis qu’il faut donner la parole à la presse des pays d’origine des migrants. Enfin, la coordonnatrice de Carta di Roma espère que la barre sera ainsi redressée pour une bonne pratique du journalisme traitant de la migration.

Les journalistes africains qui sont accompagnés d’un représentant de l’Oim seront reçus dans différents organes italiens pour s’imprégner des méthodes de travail, mais aussi pour rencontrer des confrères et consœurs qui travaillent sur la migration.



Dakaractu

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