Le Kivu face à la falsification de l’histoire


Depuis les années 90, le
Kivu traverse une situation d’une crise identitaire à cause d’une
histoire que les ennemis de la nation ont fabriquée pour opposer les
congolais de l’Ouest contre leurs compatriotes du Kivu.

Généralement, les grands leaders connus de ce pays
sont soit ressortissants de l’Ouest ou du centre. Mais derrière ceux de
la partie Ouest et centre, quelques fils du Kivu ont marqué l’histoire.
KASHAMURA, un fils du sud-kivu qui a participé avec Lumumba et à la
table ronde de Bruxelles et qui fut parmi les grands leaders des années
60 avec d’autres fils du kivu comme le feu mwami Ndeze et MIDIBURO qui
fut premier président de l’assemblée nationale et président de la
république pendant 72h.

Pendant les années 90, BIRINDWA, un autre fils du Kivu du sud-kivu
précisément a émergé après BISENGIMANA et fut nommé premier ministre.
Aujourd’hui, c’est Vital kamerhe et Lukwebo qui sont perçus comme de
grands leaders ressortissants du kivu. La RDC retiendra l’histoire du
feu mwami Ndeze pour avoir fait partie de l’équipe de négociateurs lors
de la table ronde de Bruxelles et celle de Midiburo pour avoir été
premier président de l’assemblée nationale. Ces grands noms reflètent
l’image d’un Kivu qui n’est pas seulement la base des malheurs ou
épicentre des conflits mais aussi pépinière de grands hommes et de bons
leaders.

La guerre de libération AFDL partie du Kivu
Pendant la guerre de libération (AFDL), on a vu les dignes fils du
Kivu(Masasu Nindaga, Deogratias Bugera, Bizima karaha,Alexis
Makabuza,,..) se mettre debout pour accompagner Mzee Laurent
Désirébabila dans la guerre de libération qui a chassé la dictature de
Mobutu. Après la chute de Mobutu et la prise de pouvoir par kabila, des
théories de complot ont commencé à être développé par une crème des
Mobutistes pour nuire l’image des révolutionnaires.

Leur première stratégie était d’inventer des nouvelles théories sur
l’origine de certaines communautés du Kivu, notamment les rwandophones.
Plusieurs compatriotes ont perdu la vie dans celà car ils étaient déjà
assimilés aux rwandais.
Pendant le règne de kabila, ils ont développé la théorie de l’occupation
et de l’infiltration comme quoi dire que le pays était occupé par les
rwandais et que l’armée est infiltrée.

Les dignes fils du Kivu qui se voyaient rejeter, sont rentés pour
créer le RCD afin de sauver la révolution. Après, Sun city, tout le
monde avait l’espoir de voir émerger un congo uni dans sa diversité mais
hélas ! Les ennemis n’ont pas blessé les bras. On s’est heurté au rejet
pur et simple des rwandophones. C’est ainsi que le CNDP va être créé
pour porter trop loin nos revendications. Après avoir reçu des
assurances au près du gouvernement de l’époque, il y a eu intégration
des ex-rebelles au sein de l’armée nationale pour la traque des forces
négatives. Malheureusement, le gouvernement n’avait pas respecté les
accords et plus d’une centaine de militaires ex-CNDP seront massacrés
par leurs collègues militaires alors que l’armée est appelée à être un
corps discipliné.

Respect des Accords M23-Gouvernement congolais
Pour revendiquer les accords du 23 mars, le M23 va naître et va
certainement avoir le soutien du peuple Mais malheureusement, la
communauté internationale avait mis son poids pour que ce mouvement soit
défait. Aujourd’hui, le M23 demande d’être rapatrié au pays mais le
gouvernement fait un sourd d’oreille malgré les accords signés avec
l’ancien et le nouveau régime.

La paix au Kivu c’est aussi la reconnaissance de ces compatriotes condamnés injustement à l’exil. La restauration de la dignité du Congolais et de congolais en général étant la doctrine du m23, il serait impérieux d’accorder à ces compatriotes révolutionnaires une certaine confiance pour qu’ils puissent accorder leur service au gouvernement actuel. Nos frères rwandophones ne sont pas tous méchants ni mauvais. Il faut arrêter de voir en eux une certaine complicité avec le Rwanda ni une base des conflits qui secouent le pays. Ces compatriotes demandent qu’ils soient en sécurité et qu’ils aient le droit de circuler librement sur le territoire national sans jamais être discriminé à cause de leur appartenance ethnique. La RDC doit être vécu dans sa globalité avec l’acceptation mutuelle et que les communautés soient plutôt utilisées dans le cadre de promouvoir le développement au lieu de les monter les unes contre les autres.

Redigé par Ali Musagara Le 10 février 2020

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