Le projet de Renforcement du dialogue social…


Le projet de Renforcement du dialogue social et religieux au sein des communautés du Nord et du Centre-Nord du Burkina Faso a tenu la première session de son Comité de pilotage (COPIL). Sous la présidence du gouverneur de la région du Nord, représenté par Séni Kabou, haut-commissaire de la province du Yatenga, les acquis de la première annuité du projet ont été présentés.

Depuis quelques années, notre pays vit un contexte marqué par des tensions sociales, des conflits intercommunautaires, le terroriste, etc. Cette situation est une menace pour le développement, la paix et la cohésion sociale dans les régions du Nord et du Centre-Nord, ce qui a prévalu à la naissance du projet REDIRE qui intervient déjà depuis un an dans 32 communes afin d’apporter sa contribution à la promotion de la bonne gouvernance, du dialogue social et religieux.

Les participant observant la minute de silence pour victimes de la zone d’intervention du projet

Un taux d’exécution de 87,5%

Après une année de mise en œuvre, les membres du comité de pilotage se sont réunis pour apprécier les résultats des activités programmées. Ces activités ont ciblé les jeunes, les femmes, les leaders religieux et coutumiers, afin de leur permettre d’être des acteurs qui prônent la voix modérée, la tolérance et la cohésion sociale. Des actions de plaidoyer pour une meilleure gouvernance administrative, politique et judiciaire, ainsi que des initiatives de promotion des mécanismes communautaires de paix ont été à l’actif du projet au cours de l’année.

Le taux de réalisation des activités a été estimé à 87,5%. Ce taux pouvait être amélioré, à en croire le chef de projet, mais des difficultés liées à la zone d’intervention et aux déplacements massifs de certaines populations sont survenues, sans oublier les prévisions du projet qui ne permettent pas de prendre en compte les besoins des populations sur le terrain.


Des motifs de satisfaction

Au regard des résultats engrangés, Séni Kabou, haut-commissaire du Yatenga, a traduit, au nom du gouverneur du Nord, sa satisfaction et ses félicitations au consortium pour la mise en œuvre du projet dont les résultats contribuent au renforcement de la cohésion sociale et de la résilience des communautés face aux menaces sécuritaires. L’autorité a annoncé sa disponibilité et son engagement à accompagner le projet dans l’espoir qu’il contribuera davantage à une bonne cohésion sociale et à un meilleur vivre-ensemble au sein des communautés.

Soré Boureima

Au nom du consortium, Edouard Ndeye, directeur pays de Educo, a indiqué qu’il fallait jeter un regard synoptique afin de dresser un bilan sans complaisance et de tirer les leçons pour mieux planifier la deuxième année du projet. M. Ndeye a naturellement rendu hommage aux membres de l’équipe du projet pour les résultats obtenus. Par la même occasion, il a réitéré ses remerciements aux différents partenaires techniques et financiers.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Yann NIKIEMA

Lefaso.net





Burkina

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