Le recteur de l’UOB démissionne après un rappel à l’ordre du palais présidentiel


Le recteur de l’Université Omar Bongo (UOB), le professeur Marc Louis Ropivia a finalement démissionné ce mardi après un rappel à l’ordre du palais présidentiel lui demandant de respecter les décisions prises par le conseil des ministres.

En activité depuis 5 ans, Marc Louis Ropivia a pourtant été élu à ce poste il y a moins d’un an. Dans sa lettre de démission adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, le recteur remercie le chef de l’Etat pour la confiance. Au passage, il a déploré un climat délétère fait de crocs-en-jambe et de volonté manifeste de bloquer le fonctionnement de l’établissement.

En réalité, c’est une lettre de « cadrage » du coordonnateur général des affaires présidentielles, Nourredin Valentin Bongo, adressée au ministre de l’enseignement supérieur, Jean De Dieu Mouckagni Iwangou qui a mis le feu aux poudres.

La présidence de la République ne semble pas apprécier la manière dont l’université Omar Bongo est gérée. Elle n’a d’ailleurs pas manqué de le faire savoir dans la correspondance. Il semblerait que les nominations ou décrets pris par le président de la République soient « contestés publiquement » par le recteur de l’Université Omar Bongo.

En effet, lors du conseil des ministres 7 novembre dernier, par décret du président de la République, avait été nommée directeur de la scolarité Joëlle Arlette Edou. Pourtant au fait de ce décret, le recteur de l’UOB va quand même pondre un arrêté, en nommant Patricia Okome, comme conseiller en charge  de la scolarité, « usurpant de ce fait, les attributions  et missions du directeur de la scolarité », comme indiqué dans la correspondance.

Une attitude qui a mis la présidence de la République dans tous ses états, rappelant au ministre de tutelle, le principe du décret du président de la République, « il convient d’avoir pour mémoire que les nominations aux hautes fonctions au sein de l’administration relèvent du pouvoir discrétionnaire du président de la République, conformément aux textes législatifs et réglementaires  en la matière », rappelle la correspondance.

Ce n’est pas tout, toujours dans la même correspondance, il est rappelé au ministre de tutelle que ces mêmes pratiques « peu orthodoxes », ont déjà conduit Marc Louis Ropivia à la cour du compte en 2017, relatif à la gestion des inscriptions. « Cette situation aurait dû entraîner le rejet systématique de sa candidature au poste de recteur de l’UOB », rappelle la présidence de la République.

Président du conseil d’administration des universités du Gabon, le ministre Mouckagni Iwangou a automatiquement accepté la démission du recteur. Dans un communiqué diffusé par la télévision nationale, le ministre a annoncé qu’il organisera le processus de succession au démissionnaire selon les textes en vigueur.

Antoine Relaxe avec pyramidmediagabon.com



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