Afrique: Coopération – Le groupe ACP devient l’OEACP


Le sommet ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) a approuvé l’accord révisé de Georgetown. Le Groupe des Etats ACP a franchi une étape décisive avec l’approbation de l’Accord révisé de Georgetown lors du 9e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ACP récemment conclu.

L’Accord révisé comprend des changements importants au sein de l’organisation, y compris un changement de nom du Groupe des États ACP à l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). L’Accord de Georgetown vise à assurer le développement durable et la réduction de la pauvreté dans les Etats membres. Lors du 7e sommet des chefs d’Etat ACP en Guinée Equatoriale et du 8e sommet à Port Moresby, Papouasie Nouvelle Guinée, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur volonté politique en appelant à la transformation du Groupe des Etats ACP en une organisation internationale, prenant en compte l’évolution du contexte géopolitique mondial.

Dans cet esprit, le processus de révision de l’Accord de Georgetown a été lancé. En appelant à une révision de l’Accord de Georgetown, les Etats ACP ont renouvelé leur volonté de renforcer leur coopération, dans le domaine économique, et leur détermination à relever les défis du développement dans toutes ses dimensions (environnement et changement climatique, paix et sécurité, égalité des sexes et développement du secteur privé.

En outre, ils reconnaissent l’impact international qu’ils pourraient avoir en tant que groupe et en tant qu’acteur multilatéral majeur. Les recommandations approuvées par le conseil des ministres et par les chefs d’État et de gouvernement lors du 9e sommet ont conclu, outre le changement de nom, les changements suivants : l’accord comprend désormais treize chapitres, quarante-quatre articles et deux annexes, tandis que le précédent contenait cinq chapitres et trente-deux articles; le préambule a été ajusté; chaque chapitre de l’Accord contient un ensemble d’articles sur un thème spécifique; le nombre de thèmes abordés a été élargi afin d’aborder des défis et des problèmes mondiaux tels que l’environnement et les changements climatiques, la paix et la sécurité; l’organisation disposera d’un mécanisme de règlement des différends; le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement est désormais chargé de la nomination et de la décharge du secrétaire général; les dispositions financières comprendront la création d’un fonds de dotation et d’un fonds en fiducie ainsi que d’un comité de vérification et du budget. À ce jour, dix-sept États membres ont signé l’accord révisé. Tous les États membres sont encouragés à le faire.



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