Au Liban, un nouveau gouvernement toujours conspué par le peuple



Au cours d’une session parlementaire baptisée “session de la honte” par les manifestants le 11 février, les députés libanais ont accordé par une courte majorité la confiance à un gouvernement qualifié de pro-Hezbollah, pendant qu’on dénombrait plus de 400 blessés dans les rues de Beyrouth. Daraj raconte la colère du peuple face à une classe politique “corrompue”.

Les policiers et les soldats ont dû mettre leur sensibilité sous le boisseau et dédoubler leur personnalité hier mardi 11 février. Ils sont eux aussi de simples citoyens dans la vie normale, au même titre que les autres Libanais, et pourtant, ils ont exécuté les ordres qu’on leur avait donnés.

“On a dû leur administrer quelques pilules pour en faire des machines qui obéissent sans réfléchir”, persifle une manifestante en observant les hommes chargés de la lourde tâche du maintien de l’ordre autour du Parlement.

Il s’agissait de faire en sorte que les députés puissent se rendre au Parlement pour voter la confiance au gouvernement du nouveau Premier ministre Hassan Diab.

C’est pourtant sous les cris de “Pas de confiance !” que les députés ont été accueillis par les manifestants.

Un déluge de gaz lacrymogène

Selon eux, le vote de confiance est un tour de passe-passe destiné à perpétuer un système de corruption qui permet aux puissants de vivre aux crochets de l’État.

Dans ce scénario, les forces de l’ordre ont joué le rôle qu’on leur a assigné, comme

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Daraj, “Escalier”, est un nouveau site d’information alternatif né en 2017 à Beyrouth. Son équipe rédactionnelle est composée de journalistes professionnels du Liban et d’autres pays arabes. Par ses rubriques, le site tranche avec les

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