la multinationale italienne Ferrero prise la main dans le sac



Selon une enquête du quotidien économique italien Il Sole-24 Ore, l’entreprise transalpine transfère ses dividendes vers une société luxembourgeoise, ce qui lui permet de bénéficier d’un taux d’imposition dérisoire. Décryptage.

Trouver des stratagèmes pour payer moins de taxes, voilà un sport qui unit les multinationales au-delà des frontières. En effet, les géants du numérique américains comme Google ou Apple n’ont pas le monopole des montages financiers complexes visant à réduire leurs impôts, révèle Il Sole-24 Ore, certaines grandes sociétés européennes se prêtant également à ce jeu. C’est le cas de Ferrero.

“Ces dix-huit dernières années, la multinationale piémontaise a accumulé des profits à hauteur de 12 milliards d’euros brut et a payé 3,8 milliards d’impôts”, détaille le quotidien économique italien. Jusqu’ici tout paraît normal, mais c’est la gestion des dividendes [versements d’une entreprise à ses actionnaires] qui pose problème.

En effet, explique Il Sole-24 Ore, “les profits de Ferrero ont convergé vers une holding installée au Luxembourg, Ferrero International SA, qui a comptabilisé – depuis 2002 – des dividendes à hauteur de 7,3 milliards d’euros, encaissés directement par la famille Ferrero ou

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Fondé en 1865, il est le quotidien italien de référence en matière économique et un des quotidiens les plus vendus en Italie. Austère, il n’en est pas moins extrêmement bien informé. Pour conforter son leadership, il tend aujourd’hui à laisser plus

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