À Londres, la facture des travaux de Big Ben explose



Amiante, pollution, traces des bombardements de la Seconde Guerre mondiale : le chantier de rénovation de la célèbre tour qui renferme Big Ben ne se passe pas comme prévu. Résultat, le coût des réparations a augmenté de 50 millions de livres.

Monument incontournable de Londres, la tour Élisabeth se refait une jeunesse depuis trois ans. Sauf que la vieille dame, qui domine le Parlement britannique du haut de ses 96 mètres et de ses 177 ans, est bien mal en point. Davantage qu’on ne l’imaginait. Et plus les travaux avancent, plus les mauvaises surprises s’enchaînent.

“Les horlogers du chantier de la tour Élisabeth [baptisée ainsi après le jubilé de diamant de la reine en 2012, pour ses soixante années de règne] ont dû renoncer à rénover la cloche faute d’en avoir les compétences – et ce n’est là qu’une seule des nombreuses bévues que subit ce chantier”, relate le quotidien The Times. Sa cloche n’est autre que le célèbre Big Ben, dissimulé derrière l’imposant échafaudage jusqu’à l’année prochaine – en théorie – et désespérément silencieux depuis le début des travaux.

Conséquence de ces contretemps, la facture explose. “Des responsables du Parlement ont reconnu, le mercredi 12 février, que le coût du chantier, déjà multiplié par deux il y a deux ans, s’était encore alourdi en passant de 61,1 à 79,7 millions de livres [95 millions d’euros]. Soit, pour l’heure, 50 millions de livres [60 millions d’euros] de plus que le devis d’origine.”

Parmi les derniers problèmes relevés, les effets de la pollution sur la structure de la tour et la présence d’amiante découverte dans le clocher. Surtout, “les dégâts causés par les bombardements allemands de la Seconde Guerre mondiale se sont révélés plus étendus qu’on ne le pensait, rapporte The Guardian. Si l’édifice a bien résisté, le toit et les cadrans ont été endommagés au cours de l’attaque aérienne qui a détruit, en mai 1941, la salle principale de la Chambre des communes.”

Pour le journal de gauche, ces coûts supplémentaires n’augurent rien de bon, alors que le palais de Westminster tout entier doit subir d’importants travaux dans les années à venir. Évalués pour le moment à 3,5 milliards de livres, ils contraindront les parlementaires à déménager pour quatre ans. Au moins.





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