du mauvais état à l’insuffisance des bus


TRANSPORT – Après huit ans au service de transport des étudiants, les bus ne tiennent plus. Vitres cassées, des portières automatiques qui peinent à s’ouvrir, un moteur qui ronronne à tue-tête… C’est ce qui dépeigne les bus universitaires.

Les bus, mis  à la disposition des étudiants tchadiens depuis l’année académique 2011-2012 pour alléger leur peine de déplacement, ont atteint un niveau d’amortissement critique. Vitres cassées, des sièges en lambeau, des portières automatiques qui s’ouvrent difficilement. A côté du mauvais état, il y a la question de l’insuffisance des bus. A N’Djamena, il y a 37 bus dont 20 opérationnels pour desservir trois sites universitaires avec plus de 10 000 milles étudiants. Cette situation est vécue comme un calvaire.

« Nous passons des épreuves difficiles pour nous rendre à l’université
témoigne ses derniers. C’est tout un tas de problème pour moi de me rendre à
l’université, les bus sont insuffisants et chaque année le nombre des nouvelles
recrues ne fait qu’augmenter. Il arrive qu’on rate les bus les jours de
contrôle ou de session. Cela nous crée énormément de problèmes avec les
enseignants qui croient qu’on vient en retard exprès
 », lâche
Aristide, étudiant au campus universitaire de Toukra habitant Farcha dans le 1er
arrondissement.

Pour les jeunes habitant les
quartiers des 6ème et 7ème arrondissements et fréquentant
la faculté des sciences exactes de Farcha, la situation est lamentable. Ces  jeunes quittent   leurs  quartiers pour se rendre à la faculté d’Ardepdjoumal
avant de prendre le bus en direction de leurs facultés. Quelques-uns témoignent :
« nous faisons la marche chaque jour
pour la faculté. Les passants qui vont au travail en engins nous aident en nous
déposant là où nous pouvons rapidement avoir le bus
 ».

Un bus universitaire avec des vitres cassées

Cette situation de manque de
bus crée des joutes verbales et mêmes des bagarres entre étudiants. Tout le
monde veut monter dans le bus. Ceux ayant manqué le bus font de l’auto-stop.
Ceux ayant de l’argent prennent les cars commerciaux. Cette complication fait que
les malchanceux rentrent des fois à 19 heures la nuit.

Condition déplorable qui rend
pénible les études. Le gouvernement et le Centre national des œuvres
universitaires en charge de la gestion des bus et autres matériels de
l’université doivent engager leur responsabilité.

Généralement en panne, le manque de bus occasionne des écarts des étudiants. On peut citer : casses, manifestations, etc.

Mouni Nguémadji Lauréa





tchadinfos

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