L’artiste russe Piotr Pavlenski revendique la fuite de la sextape de Griveaux



Pavlenski a expliqué avoir diffusé la vidéo à caractère sexuel concernant Benjamin Griveaux pour “dénoncer l’hypocrisie” de l’ex-porte-parole du gouvernement. Ce vendredi 14 février, le candidat de La République en Marche (LREM) a donc annoncé son retrait de la bataille pour la mairie de Paris.
 

“Coup de tonnerre à Paris”, s’exclame Le Soir. Le candidat aux municipales de La République en Marche (LREM) “laisse tomber la course”, annonce la RTBF. Après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel le concernant, Benjamin Griveaux a annoncé se retirer de la bataille pour la mairie de Paris.

“L’air bouleversé, seul, quelques minutes avant une réunion convoquée en urgence avec son équipe de campagne, Benjamin Griveaux a ainsi déclaré : ‘un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence’”, relate le journal espagnol El Mundo.

Un coup dur pour Macron

Lui que The Irish Times décrivait comme le quasi “clone de Macron” il y a quelque temps, fragilise un peu plus la majorité avant le scrutin des 15 et 22 mars prochains. À Paris, après une querelle fratricide entre le dissident Cédric Villani et Griveaux, les “municipales étaient déjà perdues d’avance” pour le parti créé par Emmanuel Macron, jugeait La Tribune de Genève.

De fait, assure encore Le Soir, il s’agit d’un “nouveau coup dur pour le président”. En effet, cette “explosion en plein vol touche l’Élysée de plein fouet. C’est sur [Griveaux] que le chef de l’État comptait pour décrocher la capitale, qui était censée être ‘le’ trophée des élections municipales. Celui qui ferait oublier la difficile implantation locale du jeune parti présidentiel”.

Des doutes pour LREM

Aujourd’hui, “l’abandon de Griveaux jette d’autant plus de doutes sur la stratégie de LREM pour les municipales”, analyse El País. Car, “il va falloir au débotté trouver un autre candidat ou une autre candidate”, complète Le Soir.

Plusieurs noms circulent déjà, comme ceux des ministres Marlène Schiappa et Agnès Buzyn, ou celui de l’ancien membre du gouvernement Mounir Mahjoubi. D’autres, au profil plus local (et plus à droite), comme la maire du IXe arrondissement, Delphine Bürkli et le conseiller de Paris et député Pierre-Yves Bournazel sont également cités.”

Le corbeau

Concernant les vidéos, “le corbeau est identifié”, ajoute le quotidien belge. En effet, ce vendredi 14 février, l’artiste russe et activiste Piotr Pavlenski, réfugié politique en France, a revendiqué leur diffusion dans une interview au journal Libération. Il a agi pour “dénoncer l’hypocrisie de l’ex-porte-parole du gouvernement”.

Pavlenski avait déjà fait parler de lui en 2017 après avoir incendié la Banque de France, place de la Bastille à Paris.

Surtout, conclut El País, le cas Griveaux relance le “débat sur la confidentialité des échanges via Internet, ainsi que la possibilité de détruire des carrières en diffusant des images piratées”. Mais aussi, complète Le Temps, “les soupçons d’interférences étrangères dans la campagne électorale en cours…”

Audrey Fisné





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