A Tata, l’éducation environnementale passe avant tout par celle des enseignants


La plantation de quelque 70 plants, la mise en place d’un réseau d’irrigation « goutte-à-goutte » et d’une campagne de nettoyage à laquelle ont pris part quelque 140 enseignants-stagiaires. Avec ses trois actions, il est évident que la rencontre de sensibilisation et d’éducation organisée à Tata pouvait difficilement être plus productive.
Cette rencontre de deux jours a coïncidé avec la célébration de la Journée mondiale des zones humides. Elle a été initiée par le Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation Souss-Massa (section provinciale de Tata), en partenariat avec la direction provinciale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification, et l’Association « Les Amis des écoles ». Les organisateurs ont eu le nez fin en ciblant les enseignants et autres éducateurs pour véhiculer des messages écologiques. Qui de mieux pour diffuser l’impétueux besoin de respecter et sauver la terre mère auprès des futures générations, tant qu’il est encore temps.
En toute logique, l’évènement fut marqué par la tenue d’un colloque scientifique autour du thème « Le rôle des zones humides dans la protection des écosystèmes et de la biodiversité et dans la réalisation du développement durable ». Pendant ce colloque, une série d’exposés a été présentée à l’assistance, parmi lesquels celui du représentant de la Direction provinciale des eaux et forêts à Tata, Abdellah Amzil. Ce dernier a mis l’accent sur le rôle de cette direction dans la protection des zones humides au niveau provincial, ainsi que sur les différents défis à relever, à la lumière de la dégradation progressive de ces espaces fragiles. Mais pas seulement.
Le représentant de la direction provinciale des eaux et forêts à Tata  a passé en revue une série de données et de statistiques sur l’espace forestier (faune et flore) de la région, tout en mettant en lumière le rôle crucial joué par ces zones humides dans la vie socioéconomique et environnementale des autochtones. Pour sa part, Mohamed El Hilali de l’Association « Amis des écoles » s’est attaché à présenter l’association et les activités qui y sont menées notamment en termes de plantation d’arbres, d’irrigation par la technique « goutte-à-goutte » au sein des établissements scolaires, sans oublier l’organisation de campagnes  de sensibilisation.  
C’est un secret de Polichinelle, les zones humides sont en grand danger aussi bien au Maroc que dans le monde. Le statut Ramsar est dans l’incapacité de stopper ou du moins réduire les activités humaines qui sont à l’origine de la régression des milieux humides. Convention qui rappelle d’ailleurs qu’entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète ont disparu. Et le rythme de disparition s’est accéléré depuis 2000. C’est la raison pour laquelle, l’enseignant-chercheur, Ahmed Outaleb Mhaned, qui participait aux journées, s’est attardé, de son côté, sur la protection des zones humides au Maroc en se référant à une méthodologie précise, avant de formuler une série de propositions à même de consolider davantage la protection de ces zones humides, eu égard au rôle majeur qu’elles jouent dans la vie des individus et dans la préservation de la biodiversité.



libe

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